Avant "Joker" avec Joaquin Phoenix, ces 5 psychopathes qui nous ont fait trembler au cinéma

Sorties

BAD GUY - Ce mercredi sort dans les salles de cinéma "Joker", un film sur l'ascension vers l'horreur de l’ennemi juré de Batman. Mais "Joker" n'est pas le premier portrait de sociopathe en devenir. Retour sur ces autres films représentants les figures du mal au cinéma.

Déjà récompensé par le Lion d'or à la Mostra de Venise, "Joker", qui sortira le 9 octobre prochain, promet d'enthousiasmer les spectateurs.  Après Jack Nicholson, Heath Ledger et Jared Leto, c'est au tour de Joaquin Phoenix de camper le rôle du tristement célèbre adversaire de Batman. Le réalisateur Todd Phillips y dépeint l'ascension progressive vers le mal de ce personnage culte, dont il a librement imaginé les origines.

Il brosse le portrait d'Arthur Fleck, un homme simple, méprisé par la société qui s'engouffre dans une spirale de violence avant de disparaître sous les traits du Joker. Un film qui dérange et pose un certain nombre de questions sur la responsabilité de la société dans le parcours de cet anti-héros qui plonge vers la facette la plus sombre de sa personnalité. Une figure de la sociopathie comme il y a eu d'autres au cinéma... 

1. Travis Bickle dans "Taxi Driver"

Palme d'or du festival de Cannes 1976, "Taxi Driver" a révélé Robert De Niro dans un de ses rôles les plus marquants. L'histoire, c'est celle de Travis Bickle, un ancien marine revenu du Vietnam, devenu chauffeur de taxi la nuit à New York. Insomniaque et solitaire, le personnage  divague entre les notions de bien et de mal, prêt à basculer d'un côté comme de l'autre. 

C'est en étant repoussé par une jeune femme qu'il a rencontrée que tout va se déclencher. Devenu héros malgré lui, en blessant un malfaiteur et en libérant une jeune femme de son proxénète, Travis est un psychopathe mégalo à l'image du Joker. Le réalisateur, Todd Phillips a d'ailleurs clairement indiqué que "Taxi Driver" et les films de Martin Scorsese l'avaient influencé pour tourner son film.

2. Alexandre de Large dans "Orange Mécanique"

Adapté du roman éponyme d'Anthony Burgess, "Orange Mécanique" du réalisateur Stanley Kubrick a marqué les esprits de nombreux cinéphiles. On y découvre la psychose de plus en plus malsaine d’Alexandre de Large, interprété par Malcolm McDowell. Chef de bande des "Droogies", des voyous en costume blanc, cannes à la main, chapeaux melon et bottes noirs, il prend plaisir à inciter à la violence à travers des actes sadiques. 

Après s'être fait emprisonner, des psychanalystes l'emploient comme cobaye dans des expériences destinées à le remettre dans le droit chemin. Le comportement sociopathique et les violences démesurées dans lesquelles s'engouffre ce personnage, pointent les prémices de l'animosité  nuisible du "Joker". 

Lire aussi

3. Norman Bates dans "Psychose"

Dans le chef-d'oeuvre d'Alfred Hitchcock, "Psychose", Anthony Perkins interprète Norman Bates, un jeune homme qui souffre d'un dédoublement de personnalité. Norman devient Norma, sa mère, qu'il a lui-même tuée. Il s'habille comme elle, parle comme elle et tue les personnes dont elle pourrait être jalouse ou qui pourraient déceler son terrible secret. 

Après le meurtre d'une automobiliste, venue dans le motel dont il est le propriétaire, le petit ami de la victime et la sœur de celle-ci finissent par découvrir la vérité. Envoyé dans un asile, Norman, au comble de sa schizophrénie, a alors complètement pris les traits de la personnalité de sa mère.

4. Randall P. McMurphy dans "Vol au-dessus d'un nid de coucou"

Adaptation du roman éponyme de Ken Kesey paru en 1962, "Vol au-dessus d'un nid de coucou" de Milos Forman, a obtenu l'Oscar du meilleur film mais aussi un Golden Globe du meilleur acteur dans un film dramatique pour la prestation de Jack Nicholson. Celui-ci campe le rôle Randall Patrick McMurphy, un détenu qui se fait interner dans un hôpital psychiatrique pour échapper à la prison après avoir été accusé de viol sur mineure. 

McMurphy, qui assiste aux "thérapies" très controversées de l'infirmière Ratched, cherche rapidement à bousculer les règles. Avec son tempérament jovial mais tout aussi impulsif, il pousse les autres pensionnaires à la rébellion. Il est difficile de percevoir si à l'image du Joker, on apprécie ou à la fois on déteste ce personnage car une fois encore, les notions de bien et de mal ne sont pas explicites. 

5. Sonny dans "Un après-midi de chien"

"Un après-midi de chien" (Dog Day Afternoon) est un film américain réalisé par Sidney Lumet en 1975. Ce long-métrage a obtenu l'Oscar du meilleur scénario en 1976. L'histoire c'est celle de Sonny ( Al Pacino) et Sal (John Cazale), lors d'un été à New York, les deux compères rentrent dans une banque dans l'objectif de la braquer. Ils se retrouvent bientôt assiégés par la police, vite rejointe par le FBI. Les négociations commencent, chaotiques, houleuses. 

Les deux ont une personnalité complexes. Sal est d'un côté est un braqueur antipathique, inquiétant et qui apprécie la violence tandis que Sonny, explicitement bisexuel, est un homme tourmenté, à la fois complètement pathétique mais tout aussi attachant. Al Pacino crève l'écran avec ce rôle comme Joaquin Phoenix dans le "Joker", jouant tout deux le personnage de l'anti-héros par excellence. 

Lire aussi

Bonus : Le docteur Caligari et Cesare dans "Le Cabinet du docteur Caligari"

Véritable chef-d'oeuvre de l'expressionniste allemand, Robert Wienie signe en 1920 avec "Le cabinet du docteur Caligari" l'acte de naissance du film d'horreur sous influence freudienne. Au début du XIXe siècle, dans une fête foraine, le docteur Caligari exhibe un somnambule, nommé Cesare. Celui-ci lui sert de faire-valoir pour commettre des meurtres. Le docteur Caligari dans sa soif de domination absolue et dans son incarnation du mal est un "Joker" dans la personnalité. À l'inverse, Cesare avec ses yeux ébahis, se déplaçant telle une araignée et avec sa gestuelle toute particulière est un "Joker"physique. 

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter