"Tenet" encore reporté : mais quand reverra-t-on les blockbusters américains ?

"Tenet" encore reporté : mais quand reverra-t-on les blockbusters américains ?
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PANIQUE - Confrontée à la progression alarmante du coronavirus outre-Atlantique, la Warner vient une nouvelle fois de repousser la sortie du très attendu "Tenet" de Christopher Nolan. Une décision lourde de conséquences pour toute l’industrie cinématographique.

Pour découvrir Tenet, il va (encore) falloir patienter. Une semaine après avoir annoncé le report de la sortie du nouveau film de Christopher Nolan du 17 au 31 juillet, la Warner vient de décider de la décaler au 12 août, aux Etats-Unis et par conséquent dans le reste du monde. La raison ? L’augmentation du nombre de cas de coronavirus outre-Atlantique qui contraint les salles à repousser leur réouverture.

Il y a quelques jours encore, les exploitants outre-Atlantique misaient sur la deuxième quinzaine de juillet pour reprendre leur activité. Mais face à la propagation de l’épidémie qui a déjà fait plus de 120.00 morts, la profession ne veut prendre aucun risque. D’autant plus que New York et la Californie, les deux Etats où la fréquentation des salles est la plus importante, sont aussi parmi les plus touchés par le Covid-19.

Un danger pour l'économie des salles ?

D’après plusieurs sources citées par The Hollywood Reporter, Disney pourrait rapidement prendre une décision similaire avec Mulan, son adaptation live du célèbre dessin animé. Programmée initialement le 9 mars, sa sortie a été repoussée à plusieurs reprises jusqu’au 24 juillet, une date qui semble désormais compromise.

Dans un cas, comme dans l’autre, les majors n’envisagent pas de sortir ces films directement sur Internet. Pour Christopher Nolan notamment, qui a tourné Tenet en partie au format Imax et sur pellicule 70 mm, il paraît inimaginable de ne pas présenter sur écran géant ce thriller futuriste interprété par John David Washington et Robert Pattinson.

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Reste que ces reports à répétition pourraient avoir des conséquences pour l’industrie cinématographique dans le monde entier. En France, les patrons de salles attendent avec impatience l’arrivée de ces blockbusters pour booster la fréquentation, après trois mois de totale inactivité. Car depuis le 22 juin, la plupart des films qu’ils proposent sont des sorties de mars comme De Gaulle ou La Bonne Epouse ou des nouveautés plus confidentielles, qui ne garantissent pas un retour en masse des spectateurs... et du chiffre d'affaires.

Outre l'économie des salles, c’est le calendrier tout entier des sorties qui pourrait être chamboulé, à court et moyen terme. Pour l'instant un mastodonte comme Wonder Woman 1984 reste programmé au 30 septembre, Black Widow au 28 octobre et Mourir peut attendre au 11 novembre. Chez nous, les distributeurs pourraient profiter de l'incertitude qui règne à Hollywood en repositionnant leurs films sur les dates abandonnées par leurs concurrents américains. Jusqu'à nouvel ordre...

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