"The Operative", la critique : un film d’espionnage hyper réaliste avec une Diane Kruger à fleur de peau

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ON ADORE – En salles mercredi, "The Operative" met en scène Diane Kruger dans la peau d’une agent du Mossad infiltrée en Iran. Cette adaptation tendue d’un best-seller israélien offre à la comédienne allemande, après "In The Fade", l’un des plus beaux rôles de sa carrière.

Pas facile d’être une femme dans le monde fermé du renseignement. Encore moins lorsqu’on est infiltré loin de chez soi, dans un pays dont on n’a pas les codes. Deuxième film du jeune réalisateur israélien Yuval Adler, "The Operative" est l’adaptation d’un roman de son compatriote Yifatch Reicher Atir, un ex-officier du Mossad qui a puisé dans son expérience pour imaginer l’espionne interprétée à l’écran par Diane Kruger.


Nous sommes à la fin des années 2000 et Rachel, une Britannique sans attache, a été recrutée pour obtenir des informations sur les avancées du programme nucléaire iranien en se faisant passer pour une prof d’anglais, installée à Téhéran.  A intervalles réguliers, elle se rend en Allemagne pour débriefer Thomas, son agent de liaison (Martin Freeman). Jusqu’au jour où elle disparaît des radars, après s’être rapprochée de Farhad (Cas Anvar), un homme d’affaires local.

Habilement construit, "The Operative" relate le parcours de Rachel à coups de flash-backs, tandis que Thomas, qui a quitté le Mossad, est interrogé par ses anciens supérieurs prêts à tout pour mettre la main sur son ex-protégée. Dans une veine ultra-réaliste "à la Homeland", Yuval Adler entraîne le spectateur sur les pas de son héroïne à fleur de peau. D’abord isolée, voire franchement parano, elle sera contrainte de faire des choix cruciaux pour ne pas compromettre sa mission, à mesure qu’elle s’intègre à la population locale. 


Précise et sans artifice, nerveuse quand il le faut, la caméra de Yuval Adler est branchée sur le pouls de Rachel, incarnée par une Diane Kruger épatante de bout en bout. Après sa performance déchirante dans "In The Fade", prix d’interprétation à Cannes à la clé, la comédienne allemande a définitivement passé un cap. Et le confirme ici avec un mélange de de fragilité, de mystère et de violence rentrée qui imprègne durablement la pellicule.

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