"Une journée en enfer", "Chute Libre"... Ces films caniculaires dans lesquels il fait vraiment trop chaud

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CERTAINS LES AIMENT CHAUD - De "Un tramway nommé désir" à "Une journée en enfer" en passant par "Bagdad Cafe", passage en revue de films qui donnent chaud par leur simple évocation.

Alors que la France vit une canicule écrasante, LCI vous propose de (re)voir 10 films dans lesquels ceux qui jouent dedans ont eux aussi très, très très chaud. Des romances passionnées aux tensions sexuelles, de l'action carburant à la testostérone aux plongées dans le désert en passant par les pétages de plomb en pleine mégapole, il y en aura pour tous les goûts. 

"Un tramway nommé désir" (Elia Kazan, 1951)

Blanche DuBois, coquette et cultivée mais fragile et mythomane, vient s’installer chez sa sœur Stella à La Nouvelle-Orléans. Elle est perdue dans cet univers ouvrier misérable et ne parvient pas à combattre le sentiment d’attirance et de répulsion qu’elle éprouve pour son beau-frère, une brute sans manières. Dans ce film, un jeune prodige nommé Brando, alors âgé de 23 ans, qui a incendié les écrans de cinéma par son sex-appeal et qui, par son magnétisme animal, est entré en un simple film dans la légende de Hollywood.

"Plein soleil" (1960)

Pour la première fois apparaît sur l’écran le personnage de Tom Ripley, créé donc par l'écrivaine Patricia Highsmith, un personnage ambigu, moralement, humainement, sexuellement incarné ici par Alain Delon, la beauté du diable, plongé dans l'intimité d'un couple. Les images sont belles, le casting aussi, le climat riche en chaudes tensions érotiques...

"37°2 le matin" (1986)

Zorg (Jean-Hugues Anglade) est un homme à tout faire, chargé des réparations et de la maintenance d'un groupement de petites maisons, au milieu de nulle part. Vivant dans un bungalow sur pilotis, il rencontre Betty (Beatrice Dalle), une jeune femme jolie, impulsive et incontrôlable, avec qui il vit une histoire d'amour sensuelle et passionnée. Adapté du roman homonyme de Philippe Djian, 37°2 le matin est, selon les termes de son réalisateur Jean-Jacques Beineix, une "histoire d’amour moderne". Soit un film toujours aussi fascinant où l'érotisme le plus chaud le dispute au romantisme le plus désespéré.

"Bagdad Cafe" (1987)

C’est l’histoire d’une plantureuse allemande abandonnée par son mari, qui va rejoindre le Badgad café, un établissement au milieu de nulle part. La patronne est noire et croule sous les ennuis. On n'oublie pas l'amitié belle et inattendue unissant ces deux femmes que tout oppose, la musique qui hurle dans la tête à la simple évocation du titre mais aussi la chaleur du désert du Nevada dans laquelle évolue le récit. 

"Do the Right Thing" (1989)

À Brooklyn, au croisement de deux quartiers, c'est littéralement le jour le plus chaud de l'année. Cette chaleur estivale va bientôt cristalliser les tensions raciales entre Noirs et Blancs. Un film culte, donc en avance sur son époque, grâce auquel Spike Lee fut le premier Afro-Américain à s’asseoir à la table des élus des oscars avec une nomination pour le meilleur scénario original en poche.

"Chute libre" (1993)

Dans ce film de Joel Schumacher, Michael Douglas joue un homme qui a tout perdu : chômeur, divorcé, prisonnier d’un embouteillage. Dans son uniforme de petit cadre, il va partir à la dérive dans Los Angeles. Autopsie du naufrage social d’une certaine Amérique en col blanc. 

"Une journée en enfer" (1995)

Le lieutenant John McClane est de retour et il est demandé en personne par un terroriste qui menace New York. On est dans la Big Apple, en plein été caniculaire avec des couleurs chaudes donnant cette sensation d’étouffement et de chaleur écrasante. Comme en témoigne un Bruce Willis dans son célèbre marcel couvert de transpiration!

"Swimming pool" (2003)

Une écrivaine quinquagénaire spécialisée dans les romans policiers (Charlotte Rampling) accepte de quitter Londres pour aller se reposer, seule, dans la maison lubéronnaise de son éditeur. Mais la fille de celui-ci (Ludivine Sagnier) ne va pas tarder à y débarquer, à l’improviste... Comme le chantait Isabelle Adjani, "une invitation à aller au fond de la piscine". 

"Vicky, Christina, Barcelona" (2008)

Woody Allen s'essaie au conte d'été ensoleillé avec une célébration de la ville de Barcelone d'une juvénilité exaltante. Et comme chacun sait, à Barcelone, il fait plus chaud qu'à New York. Les acteurs (Javier Bardem, Penelope Cruz, Scarlett Johansson) en sont tourneboulés. 

"Mektoub my love : canto uno" (2016)

C'est l'été 1994 dans la ville méditerranéenne de Sète. Un ex-étudiant en médecine et apprenti scénariste monté à Paris, descend voir ses proches. Sur place, il rencontre d’autres garçons et filles de son âge désirant profiter au maximum des vacances entre plage, bar et boîte de nuit. Un hymne solaire à la vie, à l'amour, aux corps, à l'avenir, dans lequel le réalisateur filme avec une intense sensualité un groupe de jeunes le temps d'un été lumineux.

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