VIDÉO - "En avant" : comment un escape game a permis à Pixar de trouver ses voix françaises

VIDÉO - "En avant" : comment un escape game a permis à Pixar de trouver ses voix françaises
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INTERVIEW - Ils sont de retour au cinéma ce lundi 22 juin après trois mois d'interruption en raison du coronavirus. Pio Marmaï et Thomas Solivérès doublent Barley et Ian, deux frères elfes qui vont utiliser la magie pour tenter de faire revenir à la vie leur père. Une première expérience pour les deux comédiens qui nous racontaient en mars la manière insolite dont s'est formé leur binôme.

Les projets les plus fous ne tiennent parfois pas à grand-chose. Au hasard d'une rencontre. À des amis communs. À la magie d'un lieu. Pour Pio Marmaï et Thomas Solivérès, leur arrivée chez Disney tient un peu des trois. Les deux comédiens ont été choisis par les studios Pixar pour être les voix françaises de Barley et Ian, les deux héros de leur dernière pépite qui vous fera autant rire que pleurer.

Leurs timbres ne pouvaient être plus parfaits pour camper ces deux frères elfes aussi différents que complémentaires, entre un aîné totalement loufoque et un cadet plus timide. Le réalisateur Dan Scanlon nous explique ne pas avoir eu "spécifiquement" son mot à dire sur les castings internationaux. "Nous donnons aux équipes locales toutes les informations sur ce que nous recherchons. Par exemple pour Barley, nous voulions quelqu'un qui était doué pour être chaotique et sauvage mais d'une manière charmante", dit-il. Du Pio Marmaï tout craché, qui est d'ailleurs le premier à avoir signé, très vite rejoint par son compagnon de jeu.

"En fait, c'est moi qui ai appelé Disney", s'amuse Thomas Solivérès qui nous raconte que tout est parti d'un enterrement de vie de garçon lors duquel il a fait la connaissance de Pio Marmaï. "On a beaucoup ri, on a fait un escape game qu'on a gagné. On est hyper fier, on tient à le dire c'est important. En passant devant une affiche, Pio m'a dit qu'il allait faire le prochain Pixar (...). Quelques mois après, notre pote en commun m'a appelé pour me dire que Disney n'avait pas encore trouvé la voix de Ian, le frère de Barley. J'ai appelé pour demander si je pouvais passer les auditions et j'ai été pris. J'ai eu beaucoup de chance", souligne-t-il avant que son collègue n'embraye. "Escape game, Pixar : voilà le lien !", résume-t-il.

Il y avait la possibilité d'aller dans des personnages assez excessifs, dans des rires, des choses que je n'ai pas forcément l'habitude de faire au cinéma voire pas du tout. Et ça ne s'est pas fait comme ça en un claquement de doigt- Pio Marmaï

Une fois en studio, tous les deux ont enregistré chacun leur tour - "car la cabine est toute petite. C'est une cabine, une personne". La quête de la bonne voix a-t-elle été aussi animée que celle de leurs personnages ? "Le premier jour, il y a vraiment eu un exercice de calage de voix qui peut s'apparenter à une quête quelque part", acquiesce Pio Marmaï. "Là, il y avait la possibilité d'aller dans des personnages assez excessifs, dans des rires, des choses que je n'ai pas forcément l'habitude de faire au cinéma voire pas du tout. Et ça ne s'est pas fait comme ça en un claquement de doigt", se souvient-il. 

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"En avant" : la chronique de La Matinale Week-end sur le prochain Pixar

Dirigé par Hervé Rey, le duo a pu s'appuyer sur la version originale portée par Chris Pratt ("Les Gardiens de la Galaxie", "Jurassic World") et Tom Holland ("Spider-Man"). "On a la référence sonore mais ce n'est pas la même langue, pas la même énergie, pas le même timbre. C'est excitant. Heureusement qu'on a cette référence parce que si on n'avait que l'image, ce ne serait pas la même limonade", nous lance Pio Marmaï, accompagné d'un clin d'œil. Et d'ajouter en riant : "J'essaie de rester jeune au niveau de mes expressions". 

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Il qualifie la proposition de Pixar, mêlant magie et gestion du deuil, de "vraiment touchante". "Il ne faut pas parler que du deuil. Ce n'est pas seulement ça", insiste Thomas Solivérès. C'est aussi beaucoup sur la fraternité, sur comment on grandit quand on a 16 ans, comment on se place dans un monde qui est censé être magique mais qui ne l'est plus trop. C'est là, la force de Pixar. Ils arrivent vraiment à mélanger les genres, les thèmes", reconnaît-il. La rencontre avec Dan Scanlon, le réalisateur qui s'est inspiré de sa propre histoire pour écrire "En avant", a fait des étincelles lors de l'avant-première parisienne du film. "Je me suis tout de suite dit : 'Wow, tu es Ian et mon dieu tu es vraiment Barley ! Je pouvais voir le charisme et l'humour de chacun d'eux. Ils m'ont parlé du fait qu'ils ont fini les enregistrements en larmes et c'est très important d'avoir des artistes qui s'impliquent autant dans le film", s'enthousiasme-t-il. Une mission que les deux comédiens ont accomplie, au final, avec autant de succès que leur escape game victorieux.

"En avant" de Dan Scanlon

avec les voix de Pio MarmaÏ et Thomas Solivérès

en salles le 22 juin

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