VIDÉO - Elle refuse de fermer sa librairie : des écrivains proposent de payer ses amendes

VIDÉO - Elle refuse de fermer sa librairie : des écrivains proposent de payer ses amendes

RÉSISTANCE – Unique libraire indépendante de la ville de Cannes, Florence Kammermann a reçu le soutien de l’écrivain Didier Van Cauwelaert, prêt à payer son amende en cas de verbalisation. Alexandre Jardin, Amélie Nothomb ou encore Laurent Gaudé lui ont également témoigné de leur soutien.

Le reconfinement, pas question. Gérante de l’unique librairie indépendante de Cannes, Autour d’un livre, Florence Kammermann a décidé de rester ouverte, malgré les consignes gouvernementales. "Si j’avais fermé, j’aurais sacrifié ma librairie. Et sacrifier une librairie pour des ordres qui me paraissent illogiques et incohérents, ça aurait été franchement dommage", explique à TF1 celle qui est devenue un symbole pour de nombreux petits commerçants. 

Déjà défendue par David Lisnard, le maire de LR de la ville, Florence Kammermann vient de recevoir le soutien de l’écrivain niçois Didier Van Cauwelaert. Le prix Goncourt 1994 a en effet proposé de payer l’amende de la libraire, qui a été mise en demeure de fermer par la préfecture des Alpes-Maritimes. Et qui a reçu la visite de la police vendredi dernier, mais n’a pas encore été verbalisée. 

"Je ne suis pas un militant, je suis un raconteur d’histoires qui a besoin de partager avec le public", plaide Didier Van Cauwelaert, qui vient de publier L’inconnue du 17 mars (Albin Michel), un roman inspiré par le premier confinement. "Les libraires sont ma courroie de transmission, nous sommes une famille de cœur et de culture. Et nous estimons que nous avons le droit de survivre et que nous sommes utiles."

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Une réouverture fin novembre ?

D’autres auteurs comme Alexandre Jardin, Amélie Nothomb et Laurent Gaudé se sont engagés à prendre le relais de Didier Van Cauwelaert et à payer de prochaines amendes. Depuis le 29 octobre, ils sont d’ailleurs nombreux à protester contre la décision du gouvernement de classer les livres dans la liste des biens "non essentiels". Et à contraindre les libraires à la fermeture contrairement à leurs voisins allemandes, belges ou suisses. 

Le conseil de défense, présidé ce mercredi par Emmanuel Macron, sera-t-il porteur de bonnes nouvelles ? Ces derniers jours, le Syndicat de la Libraire française (SLF) a plaidé auprès de la ministre de la Culture Roselyne Bachelot pour une réouverture le 26 ou 27 novembre, avec des conditions sanitaires renforcées et une jauge variable en fonction de la superficie des établissements.

Alors que la commande en ligne grâce au "Click and collect" peine à enrayer une baisse de chiffre d’affaires souvent vertigineuse, le SLF s’oppose en revanche à l’éventuelle obligation d’accueillir les clients sur rendez-vous et à une possible limitation, voire interdiction de manipuler les livres sur place.

>> Retrouvez Didier Van Cauwelaert dans le podcast "Les Gens Qui Lisent Sont Plus Heureux"...

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