VIDÉO - Emilia Clarke dans "Last Christmas" : "Kate est un peu une épave et elle ne s'en excuse pas"

VIDÉO - Emilia Clarke dans "Last Christmas" : "Kate est un peu une épave et elle ne s'en excuse pas"
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INTERVIEW - Après avoir faits ses adieux à Daenerys en mai lors de la diffusion du dernier épisode de la série culte, la mère des dragons revient au cinéma mercredi 27 novembre dans la comédie "Last Christmas". L'occasion pour LCI de l'interroger sur le succès des films de Noël et sur ses futurs projets.

Certains préfèrent ne rien faire le jour de leur anniversaire. Elle a décidé d'assurer la promotion de son premier projet post-"Game of Thrones". Emilia Clarke a fêté ses 33 ans en répondant aux questions des journalistes venus l'interroger sur "Last Christmas", comédie plus dramatique que romantique saupoudrée des chansons cultes de George Michael et du groupe Wham.

La Britannique y campe Kate, une jeune femme complètement à côté de la plaque à la suite d'une grave maladie qui va reprendre goût à la vie après sa rencontre avec un homme aussi craquant que mystérieux, incarné par la star de "Crazy Rich Asians" Henry Golding. La comédienne aussi a surmonté le pire, elle qui a révélé en mars avoir survécu à deux ruptures d'anévrisme. Mais ce n'est pas ce qui a amené son réalisateur Paul Feig, qui ignorait tout de la situation personnelle de sa star au moment du tournage, à lui confier le rôle de Kate.

"J'étais fan d'elle depuis 'Game of Thrones'. On s'est rencontré il y a quatre ans et j'ai découvert qu'elle était très drôle et pétillante. Je pensais que c'était quelqu'un de très sérieux mais elle était chaleureuse. J'ai voulu que le public ait la même surprise que moi quand je l'ai vue pour la première fois. Quand j'ai lu le scénario, j'ai tout de suite pensé à elle", nous explique-t-il. Filon romantique pas assez exploité, dénouement trop évident, "Last Christmas" ne nous a pas enchantés autant qu'on l'espérait. Mais il offre à Emilia Clarke une respiration loufoque à l'écran depuis qu'elle a fait ses adieux à Daenerys. Rencontre.

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"Last Christmas" débarque dans les salles de cinéma françaises le 27 novembre, un mois avant les fêtes, mais les films de Noël arrivent désormais dès début novembre à la télévision. Pourquoi sont-ils si populaires ?

Emilia Clarke : Ils sont par essence porteurs d'espoir et très réconfortants. La meilleure partie de Noël, c'est l'excitation de tout le monde avant d'y arriver. On a hâte, on a hâte, on a hâte ! Et les films de Noël nourrissent cette attente, vous ne tenez plus en place. C'est bien connu, les fêtes de Noël de la plupart des gens sont un peu décevantes comparées à celles plutôt parfaites qu'on voit recréées dans les films de Noël. Mais ça ne vous empêche pas de revenir l'année suivante et d'avoir l'espoir que, peut-être, votre Noël sera meilleur.

"Last Christmas" est présenté comme une comédie romantique mais raconte une histoire plus personnelle, celle de la renaissance de votre personnage, Kate. Elle affirme qu'on a le droit de ne pas se sentir bien et de partager ses moments difficiles, comme vous le faites dans le livre It's not ok to feel blue and other lies ("Ce n'est pas bien d'avoir le cafard et autre mensonge"). Est-ce l'une des raisons qui vous ont poussé à faire ce film ?

Kate a tout d'une anti-héroïne. Ce n'est pas le genre de personnage principal que vous voyez d'habitude dans ce genre de film. Elle n'a pas arrêté ses conneries, c'est un peu une épave. Et elle ne s'en excuse pas. Elle ne se promène pas en hurlant "Désolée, désolée, désolée". Elle sera plutôt du genre à dire : "Et bien ? Que voulez-vous que j'y fasse ?" Il y a un petit côté cynique là-dedans qui reflète, je trouve, quelque chose de très sincère. Donc quand vous voyez ce type de personnage trouver une vérité et un peu d'espoir, ça rend le tout plus vrai. Parce que si vous avez la fille parfaite qui se balade, qui soudain tombe et se casse la jambe avant de guérir miraculeusement... On en a fini avec ce genre d'histoires. On veut quelqu'un d'un peu plus imparfait qui ensuite se ressaisit. Mais même sa manière de se reprendre en main n'est pas parfaite. C'est vraiment quelque chose qui me semblait plus honnête.

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Le film soulève une autre question très importante, celle de la montée de la xénophobie dans un Royaume-Uni post-Brexit. C'est la marque d'Emma Thompson sur le scénario ?

Oui, assurément. Emma est dans chaque réplique. Avec Greg Wise, son co-scénariste, ils ont fusionné pour devenir ce merveilleux esprit unique. Ils sont très actifs politiquement et je peux parler en leur nom en disant qu'ils ont une opinion très tranchée sur l'état du Royaume-Uni, sur la situation dans laquelle le Brexit nous a laissés et sur le paysage politique. Je ne pense pas qu'ils auraient pu écrire une histoire se déroulant en Angleterre sans que tout ça soit au cœur du récit. Ils travaillent beaucoup pour les réfugiés et les sans-abris mais il y a aussi cette idée de revenir chez soi, et de ce que représente pour vous cette notion de foyer, de ce qu'elle représente pour quelqu'un qui a été expulsé de sa propre maison. Cette maison peut-être  votre pays, votre vie, votre mode de vie... Peu importe ce que c'est. Trouver un "chez soi" dans lequel on sent en sécurité est l'un des messages de ce film.

Où est Nora Ephron quand vous avez besoin d'elle ?! - Emilia Clarke

Jennifer Aniston a récemment lancé un appel pour que Hollywood produise moins de films Marvel et plus de films avec Meg Ryan. Partagez-vous son point de vue ?

Oui, oui ! Mais attention, j'aime les films Marvel. Je n'ai rien contre eux, j'aime leur imaginaire. J'aime lire des livres, j'aime la mythologie grecque. J'aime penser aux choses d'une manière plus fantastique qui vous permet de les voir pour ce qu'elles sont et ensuite de faire le parallèle avec votre propre vie sans voir pour autant seulement votre propre vie être jouée devant vous. Donc oui, j'aime vraiment les films de super-héros Marvel. Je dois vraiment le dire mais j'adore les films de Meg Ryan ! Où est Nora Ephron quand vous avez besoin d'elle  ?! On a besoin d'elle maintenant ! Donc oui, il y a de la place pour la prochaine Nora Ephron (décédée en 2012, Nora Ephron était la scénariste de "Quand Harry rencontre Sally", "Nuits blanches à Seattle" et "Vous avez un message", ndlr).

On a vous au cinéma dans "Terminator Genesys", dans la saga Star Wars avec "Solo" et dans la comédie romantique "Avant toi". Que vous réserve la suite après l'arrêt de "Game of Thrones" ?

J'ai lancé une société de production. J'ai cinq ou six films sur lesquels je travaille en tant que réalisatrice, scénariste, productrice et aussi actrice. Donc je suis un peu occupée !

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