VIDÉO - On vous explique la polémique qui enfle autour de J.K. Rowling, accusée de transphobie

VIDÉO - On vous explique la polémique qui enfle autour de J.K. Rowling, accusée de transphobie
Sorties

MAUVAISE POSTURE - Depuis le week-end dernier, l'auteure de la saga "Harry Potter" et des "Animaux fantastiques" s'est attirée les foudres après une série de tweets sur les personnes transgenres. De quoi compromettre ses futurs projets ?

La chute de J.K. Rowling est-elle proche ? Accusée de transphobie après une série de tweets publiés durant le week-end la romancière à qui l'on doit la saga Harry Potter se retrouve prise dans une tempête médiatique qui ne semble pas prête de se calmer.

Tout a débuté le samedi 6 juin lorsque l'auteure de 54 ans partage un article sur Twitter parlant des "personnes qui ont leurs règles", en commentant ironiquement : "Je suis sûre qu'on devait avoir un mot pour ces gens. Que quelqu'un m'aide. Feum? Famme? Feemm?".

Rapidement, elle s'attire les foudres de certains internautes, qui lui rappellent que les hommes transgenres pouvaient avoir leurs règles et que des femmes transgenres non. "Je connais et j'aime les personnes trans, mais effacer le concept de sexe enlève la capacité de beaucoup de discuter de leur vie de manière significative. Ce n'est pas la haine de dire la vérité", rétorque J.K Rowlings qui tente de se justifier dans une autre série de messages qui ne font que mettre le feu aux poudres. D'autant qu'en décembre dernier, elle avait exprimé son soutien à Maya Forstater, une chercheuse licenciée pour des tweets jugés transphobes.

Lire aussi

Les personnes trans sont qui elles disent être et méritent de vivre leur vie sans être constamment remises en question ou qu’on leur dise qu’elles ne sont pas qui elles disent être- Emma Watson

Après Daniel Radcliffe, l'interprète de Harry Potter sur grand écran, qui expliquait il y a quelques jours que “les femmes trans sont des femmes”, c'est au tour d'Emma Watson, qui joue Hermione Granger dans la saga fantastique de prendre la parole pour dénoncer à son tour les propos de J.K. Rowling. "Les personnes trans sont qui elles disent être et méritent de vivre leur vie sans être constamment remises en question ou qu’on leur dise qu’elles ne sont pas qui elles disent être”, a réagi comédienne britannique sur Twitter. Même son de cloche du côté Bonnie Wright, alias Ginny Weasley ou de Evanna Lynch, qui incarne Luna Lovegood. 

Eddie Redmayne, la star des Animaux Fantastiques, autre création de J.K. Rowling, a également pris la parole dans une interview pour Variety. "Je ne suis pas d’accord avec les commentaires de Jo. Les femmes trans sont des femmes, les hommes trans sont des hommes et les identités non-binaires sont valides", a déclaré le comédien qui avait joué une femme transgenre dans le film Danish Girl en 2015.

Tout comme le cast de la série Pose, qui nous plonge dans la "ball culture" du New York des années 1980. "C'est tellement stupide", a déclaré à Variety Indya Moore, comédienne transgenre qui joue Angel dans la fiction. "Elle ne comprend même pas à quel point la mort et la violence sont à l'origine de toutes ces opinions qu'elle partage actuellement sur les réseaux sociaux. (…) Elle contribue à une stigmatisation qui continue de nous tuer aujourd'hui".

J.K. Rowlings a révélé avoir été victime de violence conjugale et d'abus sexuels

Ce mercredi 10 juin, J.K. Rowling a de nouveau pris la parole sur son blog pour contextualiser ses commentaires controversés en révélant qu'elle avait été victime de violences conjugales et d'agressions sexuelles. "Je suis sous les projecteurs depuis plus de vingt ans maintenant, et je n'ai jamais parlé publiquement du fait d'avoir moi-même survécu à des violences conjugales et des agression sexuelles", a-t-elle écrit dans un long article.  Après un premier "mariage violent" dont elle est sortie "difficilement", J.K. Rowling s'est remariée en 2001 avec le médecin écossais Neil Murray, "un homme vraiment bon", a-t-elle dit. "Je n'ai fait état de mon passé que parce que comme n'importe quel être humain sur cette planète, j'ai un passé complexe, qui dessine mes peurs, mes intérêts et mes opinions", a-t-elle aussi expliqué.  

Malgré cette justification jugée bancale par de nombreux internautes, J.K Rowling se retrouve en bien mauvaise posture. “J.K. Rowling est en train de détruire son héritage, tweet par tweet”, titre même le site de Forbes. Une chose est sûre : cette polémique risque bien de parasiter la sortie du troisième volet des Animaux Fantastique, prévu pour novembre 2021. La Warner, qui distribue le bock-buster a d'ailleurs réagit aux propos de J.K. Rowling : "Les événements de ces dernières semaines ont confirmé notre volonté d'entreprise de faire face à des enjeux sociétaux difficiles. La position de Warner Bros. sur l'inclusivité est bien établie, et favoriser une culture diversifiée et inclusive n'a jamais été aussi important pour notre entreprise et pour notre public à travers le monde", a expliqué la société dans un communiqué

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter

Alertes

Recevez les alertes infos pour les sujets qui vous intéressent