VIDÉO - Les coatis viennent d'arriver au Parc zoologique de Paris, découvrez ces adorables petits animaux

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PETITS NOUVEAUX - Pensionnaires de l'établissement depuis le début du mois d'avril, ces petites créatures de la famille des ratons-laveurs se font rares en Europe. Et ce n'est pas sans raison. LCI a recueilli les explications du docteur Alexis Lécu, directeur scientifique du Parc zoologique de Paris.

Petits et grands se pressent déjà devant les vitres. "Mais qu'est-ce que c'est ?", entend-on avant que la présentation officielle ne démarre. Le Parc zoologique de Paris a profité du week-end de son 5e anniversaire, mi-avril, pour en dire un peu plus sur les coatis, premiers des nouveaux arrivants que le parc, dont LCI est partenaire, va accueillir cette année. Museau fin et longue queue annelée, l'animal ressemble à un raton-laveur. Bingo, les deux appartiennent à la même famille, "celle des procyonidés", nous explique le docteur Alexis Lécu, vétérinaire et directeur scientifique du zoo.


Et comme le raton-laveur, il s'agit d'"une espèce exotique envahissante". "On a identifié des espèces animales qui, si jamais elles arrivaient sur le continent européen s'implanteraient très facilement" au détriment des espèces autochtones. Une capacité d'adaptation extrême qui représente "une menace pour la biodiversité". 

C'est très mignon, ça ressemble à une peluche mais pour autant ça reste une menaceAlexis Lécu, directeur scientifique du Parc zoologique de Paris

"C'est pour cela qu'on ne veut pas que ces animaux soient relâchés dans la nature pour une raison X ou Y. Tous les États membres de l'Union européenne ont pris des résolutions pour éviter qu'ils soient disséminés, qu'ils n'aillent pas chez les particuliers parce qu'ils ont un capital sympathie assez important. C'est très mignon, ça ressemble à une peluche mais pour autant ça reste une menace", prévient le vétérinaire. Depuis le début du mois d'avril, six coatis se sont installés dans ce zoo et partagent la même zone que les chiens des buissons. La cohabitation se déroule très bien car les deux espèces "exploitent des niches écologiques différentes". Le sol pour les chiens des buissons, le sol et une partie plus aérienne pour les coatis. 

Entre autres particularités, les coatis vivent "en bande, en groupe" qui sont "en général plutôt constitués de femelles adultes". Parmi les six animaux que l'on peut découvrir au sud de Paris, il n'y a ainsi qu'un mâle, prénommé Iguaçu. Mais tous sont nés en captivité, au Royaume-Unis pour les femelles et en Allemagne pour le mâle.  "A l'avenir, on verra moins souvent cette espèce dans les parcs zoologiques" car les naissances en captivité se font rares désormais, souligne Alexis Lécu. Une raison de plus de profiter des vacances scolaires pour découvrir cet animal méconnu.

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