Louis de Funès à la Cinémathèque : ce que vous réserve cette expo inédite

Louis de Funès à la Cinémathèque : ce que vous réserve cette expo inédite
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HOMMAGE - Louis de Funès, l'acteur comique préféré des Français, est la vedette d'une exposition inédite à la Cinémathèque. Elle se tient à partir de ce mercredi et jusqu'au 31 mai 2021.

Antidépresseur sur le petit écran pendant le confinement, Louis de Funès refait des grimaces, mais cette fois à la Cinémathèque française : après plusieurs mois de report, ce temple du 7e art lui dédie à partir de ce mercredi une exposition sans précédent, avec près de 300 costumes, maquettes, et affiches. L'exposition, la première consacrée à un acteur par la Cinémathèque, devait ouvrir le 1er avril, mais la crise sanitaire a tout bousculé. 

Entre temps, les téléspectateurs confinés ont été abreuvés de rediffusions euphorisantes du maître du comique, inoubliable dans "La Grande Vadrouille", "Les Aventures de Rabbi Jacob" ou "La Soupe aux choux"... Espérant que cette "De Funès mania" n'est pas retombée, les organisateurs tablent, malgré les contraintes sanitaires, la panne du tourisme et la réservation obligatoire en ligne, sur au moins 100.000 visiteurs.

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"Il est intergénérationnel"

Une consécration posthume pour cet acteur qui aura attendu 50 ans avant de connaître le succès avec "La Traversée de Paris". "Ce rôle, ce type épouvantable, méchant, mesquin, va le faire éclore devant la critique, devant le public, comme un grand acteur, au même niveau que Jean Gabin et que Bourvil", explique au 13h de TF1 Alain Kruger, le commissaire de cette exposition, dans le reportage en tête de cet article. 

Et des décennies après, le public l'aime encore : "il est intergénérationnel, la preuve, je suis venu avec mon fils de 12 ans qui connaît tous ses films", souligne ainsi un visiteur. Dans cette rétrospective, on retrouve des images déjà vues mille fois : la scène de la cave où il joue l'épicier dans "La Traversée de Paris", la plongée dans le bain verdâtre de "La Soupe aux choux", ou encore la scène de la 2CV dans le "Corniaud", équipée de ses 250 boulons électriques pour se disloquer le moment venu ... Sans oublier la statue de cire du Gendarme, prêtée par le musée Grévin.

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Le 13h

Mais cette expo, couplée à une rétrospective en salles, permet d'aller plus loin sur le plus petit (1m63 sous la toise, on peut s'y mesurer à l'entrée) des grands acteurs. Elle dévoile par exemple un échange de lettres administratives collector, exhumé des archives de la gendarmerie, où des gradés s'interrogent sur l'opportunité d'aider au tournage d'un film ("Le Gendarme à Saint-Tropez") "susceptible de ridiculiser" l'uniforme et "produire un effet psychologique déplorable sur le public" !

D'une jeunesse nourrie aux classiques de l'humour, avec Charlie Chaplin et le duo Laurel et Hardy comme modèles, à l'accélération de sa carrière au début des Trente Glorieuses puis la consécration sous Pompidou et Giscard, les visiteurs découvrent par ailleurs un acteur qui ne laissait rien au hasard, jusqu'à devenir "l'auteur" ou le co-auteur des films dans lesquels il tournait. Un génie du burlesque pour beaucoup, dont la plupart des Français ont vu les films avec leurs parents...  ou leurs enfants.  

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