Accident de Jules Bianchi : les procédures ont été respectées pour la FIA

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FORMULE 1 - Quelques jours après le grave accident subi par Jules Bianchi lors du Grand Prix du Japon, la FIA a tenu une longue conférence de presse, ce vendredi, afin d'apporter de la clareté, autant que faire se peut, sur les circonstances de l'événement.

Alors que le père de Jules Bianchi s'est exprimé jeudi dans Nice-Matin, indiquant que son fils se battait "comme il s'est toujours battu" , la FIA a évoqué ce vendredi les circonstances de l'accident du pilote français, toujours en soins intensifs dans un hôpital japonais. Lors d'une conférence de presse organisée à Sotchi, là où se déroulera le prochain Grand Prix de Formule 1 ce week-end, les dirigeants de l'instance internationale se sont donc exprimés et notamment Charlie Whiting, le directeur de course.

"La procédure a été respectée à Suzuka, a-t-il affirmé dans des propos relayés par L'Equipe. Il n'y avait pas besoin de voiture de sécurité car l'intervention se situait loin de la piste." Whiting a également indiqué que la direction n'avait pas vu l'accident en direct et qu'il a fallu entre 20 et 30 secondes pour que cette dernière soit informée. "Le détecteur de choc, qui envoie un signal à la direction de course, était défectueux sur la Marussia", a expliqué le dirigeant anglais au sujet d'une voiture qui, avant l'accident, ne présentait "aucun problème technique".

L'hélicoptère n'était pas une option

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La FIA est également revenue sur les conditions de l'évacuation du pilote niçois, qui s'est opérée par voiture alors qu'elle aurait mis cinq minutes de moins par hélicoptère. "Avant le Grand Prix, il a été décidé qu'en cas d'accident, le transport se ferait par la route", a annoncé Jean-Charles Piette, délégué médical de la FIA. Ce dernier a avancé que les conditions météorologiques n'étaient pas optimales pour faire atterrir un hélicoptère sur le toit de l'hôpital de Suzuka, affirmant par ailleurs que l'état de santé de Jules Bianchi ne s'était "pas aggravé durant le transport."

Les conclusions du rapport rédigé par Charlie Whiting vont désormais être remises à la commission de sécurité de la FIA. Cette dernière, via un panel d'experts, bénéficiera d'un temps indéterminé pour trouver des améliorations en la matière. Ce samedi, Whiting et les directeurs d'écurie se réuniront par ailleurs pour tenter de ralentir les pilotes lorsque le drapeau jaune (consécutif à un accident) est sorti. Ce weekend, quasiment aucun pilote n'avait levé le pied... excepté Jules Bianchi.

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