Accident de Jules Bianchi : pour l'écurie Marussia, "Jules a ralenti, c'est irréfutable"

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FORMULE 1 – L'équipe de Jules Bianchi, Marussia, a été mise en cause par Sport Bild. L'hebdomadaire allemand affirme que le pilote français aurait reçu pour consigne de ne pas ralentir alors que les drapeaux jaunes étaient sortis. Ce qu'elle réfute en bloc.

Mercredi, S port Bild rapporte que Marussia aurait incité Bianchi, par radio , à ne pas ralentir alors que les drapeaux jaunes étaient sortis. Pourquoi ? Pour garder son avance sur la Caterham de Marcus Ericsson. "Ce message serait enregistré mais la FIA n'en a pas fait mention lors de la conférence de presse qu'elle a tenu sur l'accident à Sotchi", assure Sport Bild citant une source proche de la FIA et étayant son propos avec des données chronométriques.

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La semaine dernière, la vitesse de Jules Bianchi semblait effectivement être une des causes du grave accident qu'il a subi durant le Grand Prix de Suzuka. Si le directeur de course, Charlie Whiting, avait assuré que le Français avait freiné, il n'avait en revanche pas tenu à révéler à quel point il avait fait ralentir sa voiture. Ce paramètre avait été évoqué lors de la conférence de presse donnée à Sotchi, un peu moins d'une semaine après le crash.

Les allégations faites par la presse allemande ont forcément eu le don d'agacer – c'est un euphémisme – l'écurie anglo-russe. Dans un communiqué, elle assure que "Jules a ralenti quand les deux drapeaux jaunes ont été sortis. C'est un fait irréfutable comme l'ont prouvé les données de télémétrie que l'équipe a fourni à la FIA. Le directeur de course, Charlie Whiting, a examiné lui-même les données et Jules a bien ralenti. Il est très clair que dans les transmissions radio et dans leurs retranscriptions, à aucun moment durant la période qui précède l'accident, il lui a été ordonné de rouler plus vite. Il n'y a même aucun commentaire lui suggérant d'agir de la sorte." Voilà des révélations qui ne devraient pas aider la famille Bianchi qui, comme l'a déclaré son père à la Gazzetta dello Sport mardi , vit un "cauchemar" à Yokkaichi, où son fils âgé de 25 ans, lutte pour rester en vie. 

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