Accusé de se payer la tête des policiers, un skieur pro vénézuélien bloqué à Paris puis expulsé

Accusé de se payer la tête des policiers, un skieur pro vénézuélien bloqué à Paris puis expulsé

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GALÈRE - Le skieur vénézuélien Adrian Solano n'a pas pu s'entrainer pendant un mois alors qu'il s'apprête à disputer les championnat du monde qui débute ce jeudi en Finlande. La faute à une escale parisienne rocambolesque.

Quand une simple escale devient un véritable calvaire. Le skieur vénézuélien Adrian Solano devrait garder un souvenir impérissable de la France. Et pour cause. Alors qu’il avait pris l’avion un mois plus tôt pour se rendre aux championnats du monde de ski à Lathi (Finlande), il a été arrêté fin janvier par les autorités françaises lors d’une escale à Paris, alors qu’il devait d’abord rallier la Suède afin de s’y entraîner pour préparer les championnats du monde de ski nordique qui débutent ce jeudi.

Pourtant, il était en règle

Arrêté par la police, le skieur a fini par être expulsé de l'Hexagone selon des critères qu'il estime être discriminatoires. "Quand je suis arrivé à Paris, le 19 janvier, j'ai expliqué que j'allais en Suède pour m'entraîner. Ils n'ont pas cru que je faisais du ski au Venezuela (...) Je n'avais que 28 euros et les policiers m'ont accusé d'immigration parce que ça se passait mal dans mon pays", a confié Solano à l’AFP.


Le sportif âgé de 22 ans assure avoir été retenu pendant six heures malgré des papiers en règle et une lettre d'invitation de son entraîneur et des quatre autres skieurs de la délégation vénézuélienne de la compétition.

Un mois perdu

Envoyé pendant plusieurs jours dans un hôtel parisien, le temps qu'il puisse rencontrer un juge pour lui  "démontrer qu'il se rendait à la compétition", le Vénézuélien est finalement renvoyé dans son pays natal. Mais avant cela, le skieur a dû solliciter l'aide du consulat du Venezuela à Paris pour qu'il lui achète un billet d'avion... " A cause de mon style vestimentaire, de ma tête ou de mes traits il m'ont discriminé. Maintenant je suis désavantagé, j'ai perdu un mois d’entraînement sur la neige", déplore encore Solano, ajoutant que faire de la compétition est son rêve. Une ambition désormais écornée.

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