Affaire Froome : il y avait bien un dysfonctionnement

Affaire Froome : il y avait bien un dysfonctionnement

DOPAGE – Dimanche dernier, le JDD affirmait que l'Anglais avait reçu de l'UCI une autorisation à usage thérapeutique, lui permettant d'ingérer un produit dopant nommé corticoïdes, le tout sans respecter les règlements. Après de nombreux démentis, l'Agence mondiale antidopage a reconnu officieusement la faute.

Les communiqués de l'équipe Sky, de l'Union cycliste international et même de l'Agence mondiale antidopage n'étaient que façade. La prise par Christopher Froome, via autorisation à usage thérapeutique (AUT), de corticoïdes n'était donc pas conforme au règlement.

La semaine dernière le Journal du Dimanche affirmait que le vainqueur du dernier Tour de France avait reçu une AUT sur le seul ordre du docteur de l'UCI, Damien Zorzoli. Selon l'hebdomadaire, l'Anglais aurait bénéficié d'un traitement de faveur en raison de ses liens de proximité avec Brian Cookson, le patron de l'organisation.

Le comité d'experts n'existe pas

Ce dimanche, le JDD réitère ces affirmations. Si l'AMA a officiellement donné raison à l'UCI – deux entités dont les présidents sont proches – c'est d'abord parce que Cookson n'a pas directement autorisé ce passe-droit. Mais aussi parce que les deux institutions veulent éviter d'être en froid, alors qu'elles travaillent ensemble sur des dossiers importants.

Dans la semaine, les débats ont pourtant été intenses au sein de l'AMA. Et David Howman, son chef, a fini par trancher : l'UCI a bien enfreint les règles pour donner une AUT, puisque le règlement prévoit qu'un comité d'experts se réunisse pour accorder cette dérogation.

Or au sein de l'UCI, cette procédure n'existe pas. Il revient donc au seul docteur Zorzoli de prendre une décision. Ce dernier a ainsi donné son accord, sur demande sur médecin de la Sky, alors même que le médecin personnel de Froome ne lui avait rien prescrit.

Lors de son élection Brian Cookson avait mené campagne autour du retour de la propreté et de l'éthique, après le mandat de Pat Mac Quaid, éclaboussé par l'affaire Armstrong . S'il entend toujours tenir cette ligne directrice, le docteur Zorzoli a de quoi se faire du souci pour son avenir.
 

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