Andrea Petkovic, sur les traces de Steffi Graf

Andrea Petkovic, sur les traces de Steffi Graf

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TENNIS – Qualifiée mercredi pour les demi-finales du tournoi, après avoir battu Sara Errani (6-2, 6-2), la 27e joueuse mondiale est une des bonnes surprises du tableau féminin. Surtout, 15 ans après Steffi Graf, Andrea Petkovic est la première joueuse allemande à atteindre le dernier carré de Roland-Garros, où elle affrontera Simona Halep.

La comparaison est évidemment lourde à porter. Lorsque les médias allemands tente des parallèle entre Andrea Petkovic (26 ans et n° 27 mondiale) et l'immense Steffi Graff (sacrée "meilleure joueuse du Xxe siècle" en 1999, année de sa retraite sportive), la jeune femme n'aime pas : "Je ne suis pas Steffi", répète-t-elle depuis que l'Allemagne cherche une joueuse capable de ramener son tennis féminin vers les sommets.

Même gabarit que l'idole Graf, grande et élancée, même style de jeu, avec une aisance certaine pour la terre battue, tout indiquait que Petkovic pouvait incarner cette relève. A 20 ans, elle intègre déjà l'équipe d'Allemagne de Fed Cup et commence à faire parler d'elle sur le circuit pro. Mais voilà, celle qui est née à Tulza, en Bosnie, a vu sa progression ralentie par les blessures. En 2008, une rupture des ligaments croisés l'oblige à se tenir éloignée des courts de longs mois.

Tombée au 143e rang mondial en 2012

Son retour réussi lui offre ses premiers titres (Bad Gastein en 2009 et Strasbourg en 2011) et même un quart de finale à Roland-Garros (toujours en 2011), qui restait jusque-là sa meilleure performance en Grand Chelem. Dans le Top 10 mondial (n° 9 en octobre 2011), Petkovic se blesse cette fois-ci au dos puis à la cheville et glisse dangereusement au classement WTA. Fin 2012, elle est même 143e joueuse mondiale...

Alors, la voir en demi-finale de Roland-Garros, une première pour une Allemande depuis la victoire de Steffi Graf en 1999, relève quasiment du miracle. "Après toutes mes blessures, je dois me reprendre, je suis sortie des courts pendant longtemps et mentalement, je dois réapprendre des choses que j'ai oubliées", expliquait-elle d'ailleurs après son troisième tour victorieux face à la Française Kristina
Mladenovic.

Avant, on la surnommée "Petko Dance"

Recentrée et de nouveau compétitive, elle a gagné plus de 100 places au classement la saison dernière et remporté le tournoi de Charleston en mars dernier, Petkovic a aussi décidé, en janvier 2014, de ne plus être entraînée par son père (Zoran) mais par le Néerlandais Eric van Harpen.

Autant de changements qui expliquent le renouveau de la jeune joueuse, pressée de rattraper le temps perdu : "J'aimerais commencer à sentir l'odeur de la victoire dans un Grand Chelem." C'est d'ailleurs peut-être pour cette année, à condition de battre Simona Halep (n° 4) en demi-finale. Petkovic pourra alors reprendre ses fameuses danses de la victoire, qui lui avait valu le surnom de "Petko Dance".

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