Après la raclée, la Roma veut refaire surface à Munich

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LIGUE DES CHAMPIONS - Toujours à la lutte pour la seconde place, l'AS Roma se rend ce mercredi soir à Munich, avec l'espoir d'éviter une seconde débâcle consécutive face au Bayern. Lucide, le coach français Rudi Garcia espère que ses joueurs feront jeu égal, histoire de lui rappeler que le match aller n'était qu'un incident de parcours.

Après la sévère correction infligée lors du match aller (1-7 au Stade Olympique), l'AS Roma de Rudi Garcia souhaiterait refaire surface dans ce groupe E si relevé. Opposés de nouveau au Bayern Munich ce mercredi soir, qui plus est à l'extérieur, les Romains savent pertinemment qu'ils auront beaucoup de difficultés à inverser la tendance : "J'estime à 1 sur 10 nos chances de faire un résultat. Nous devrons donner le meilleur de nous-mêmes si jamais nous voulons nous imposer. De toute manière, perdre contre ce Bayern n'est pas une honte. Nous sommes conscients que notre mini-championnat ne le concerne pas", détaillait l'ex-entraîneur du Losc à la Gazzetta Dello Sport.

Il faut dire qu'il a l'habitude de prendre des corrections face aux Bavarois, le Rudi ! En novembre 2012, ses Lillois avaient encaissé six buts à l'Allianz Arena, soit la plus grosse défaite de l'histoire en Ligue des Champions pour un club français. Désormais technicien du club de la Louve, qu'il a su qualifier en coupe d'Europe dès sa première saison, Garcia ne veut pas se voiler la face. Conscient du fossé qui sépare les deux formations, il reste plutôt préoccupé par le résultat de l'autre match, qui opposera Manchester City au CSKA Moscou. En cas de défaite des siens, la seconde place détenue actuellement (à 5 pts du Bayern), pourrait bien revenir aux Anglais s'ils s'imposent à l'Etihad Stadium.

Un 16e de finale le 10 décembre à Rome

Même si Garcia a eu pour mission de minimiser la raclée d'il y a quinze jours, il semblerait que cette Roma accuse légèrement le coup par rapport à son début de saison tonitruant. Tenue en échec par la Sampdoria (0-0), puis battue sèchement à Naples (0-2), elle s'était consolée entre temps avec un maigre succès contre les promus de Cesena (2-0). Toujours à trois points de la Juventus actuel leader du championnat, elle a vu sa rivale de toujours, la Lazio, revenir à toute vitesse à ses basques (3 pts derrière), profitant de cette relative baisse de régime. Dotée néanmoins d'un groupe de grande qualité, la Roma possède les armes suffisantes pour relever la tête, y compris en Ligue des Champions où elle peut toujours espérer d'aller au tour suivant, comme en 2011 (éliminée en 8e par le Shakhtar Donestk).

Avant de se mettre à rêver, la bande à Francesco Totti, seul rescapé avec Daniele De Rossi de la dernière épopée continentale des "Giallorossi", se devra d'être fidèle à ses principes : à savoir, proposer un jeu attractif qui allie vitesse et réalisme. Si cela ne fonctionne pas ce mercredi soir, cela devrait être suffisant pour s'imposer à Moscou dans deux semaines, avant de recevoir le champion d'Angleterre à la maison le 10 décembre prochain. Ce dernier match de groupe sera probablement le plus important de la première partie de saison. Mais chaque chose en son temps, d'abord il y a 90 minutes à disputer face à l'armada de Josep Guardiola. En onze rencontres en Allemagne, l'AS Roma n'a obtenu que deux maigres succès dans son histoire. L'espoir fait vivre...

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