Avant l’UFC 168 - Machida/Rua : "la France ne doit pas perdre de temps"

Avant l’UFC 168 - Machida/Rua : "la France ne doit pas perdre de temps"

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MMA - À Paris pour donner une master class qui a réuni des centaines de participants invités par leur sponsor, les Brésiliens Lyoto Machida et Mauricio "Shogun" Rua ont pris le temps de se confier à metronews. Les combattants évoquent l’avenir français de leur discipline, l'UFC 168 et leur futur personnel.

Comment jugez-vous le milieu français du MMA (Mixed martial arts ou combat libre) ?
Shogun Rua : Je pense que c’est un pays avec beaucoup de fans des MMA et avec beaucoup de talent potentiel chez les combattants. Mais comme la compétition n’est pas autorisée, c’est un vrai gaspillage. Une perte de champions pour la France et de fans pour l’UFC.
Lyoto Machida : Je suis persuadé que ce ne sont que des questions bureaucratiques qui trouveront une réponse positive un jour. Ce n’est qu’une question de temps. 

Ce qui pose problème aux autorités, ce sont les frappes aux sols qui sont autorisées en MMA. De l’étranger, comment juge-t-on cette question ?
S.R. : Dans notre discipline, les frappes se font en haut et en bas du corps, il y a une variation bien moins traumatisante que ne l’est par exemple la boxe où toutes les frappes visent la tête. Lyoto, lors de son dernier combat, n’a même eu à mettre un coup à son adversaire. Il l’a battu en soumission directement.
L..M. : Je suis d’accord que visuellement c’est beaucoup plus impressionnant que n’importe quel autre sport de combat, notamment parce qu’il y a souvent du sang. Mais au niveau physiologique, les traumatismes sont moindres.

Est-ce du fait de cette interdiction qu’il y a peu de combattants français dans la ligue UFC (seulement deux, Cyrille Diabaté et Francis Carmont) ?
S.R. : Oui, bien évidemment. Cette interdiction limite le développement de la discipline en France. Mais il y a aussi beaucoup de pays qui n’ont pas de combattant alors que c’est légalisé. Ici, il y a une vraie passion pour ce sport. Il y a beaucoup de fans, de nombreux pratiquants, ce n’est qu’une question de temps pour avoir des champions. Pour le moment, ils sont bridés.

Le futur proche, c’est l’UFC 168 qui a lieu dans la nuit de samedi à dimanche. Quel match avez-vous envie de voir ?
L.M. : J’ai envie de voir les femmes (rires). J’attends les deux combats de titre, entre Ronda Roussey et Miesha Tate chez les femmes et surtout la revanche entre Chris Weidmann et Anderson Silva.

Est-ce que ça change quelque chose le fait que ce soit une revanche ?
L.M. : Il y a beaucoup plus de pression des deux côtés. Anderson doit montrer que lors du dernier combat, il avait la bonne tactique mais qu’il a eu de la malchance. Pour Weidmann, il doit montrer qu’il n’est pas champion du monde par hasard.

Il y a désormais des combats de femmes à l’UFC. Est-ce l’avenir de la discipline ?
L.M. : Il y a beaucoup de femmes qui sont fans de l’UFC, et beaucoup qui s’entraînent. Il fallait donc avoir des combats de femmes. Mais les hommes resteront les stars principales.
S.R. : Moi je soutiens ces combats, parce que les femmes subissent aujourd’hui les discriminations que l’on a subies par le passé. Je suis donc l’un de leurs premiers supporters.

Et personnellement, comment voyez-vous votre année 2014 ?
L.M. : J’ai eu une excellente année 2013, je n’ai donc rien à réclamer pour l’année prochaine, mis à part que cela se poursuive.
S.R. : J’ai mis en place tout ce qu’il faut pour retrouver les sommets. L’année 2013 a été celle de la progression, 2014 devrait apporter des titres.

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