Belgique-France : la causerie dans le vestiaire des Bleus qui a tout changé

La joie de Kylian Mbappé, buteur avec les Bleus contre la Belgique en Ligue des nations, le 7 octobre 2021.

EQUIPE DE FRANCE - Mal embarqués face à la Belgique, qui menait 2-0 à la pause, jeudi 7 octobre, en demi-finales de la Ligue des nations, les Bleus ont trouvé les ressources nécessaires pour bouleverser la partie. Une victoire renversante née dans le vestiaire tricolore, à la mi-temps.

Le pire et le meilleur en 90 minutes. Menée 2-0 à la mi-temps, l'équipe de France a fini par renverser la Belgique (2-3), jeudi 7 octobre, à Turin, en demi-finales de la Ligue des nations. Impuissants en première période, punis par deux buts, coup sur coup, de Yannick Carrasco (37e) et Romelu Lukaku (40e), les champions du monde se sont remobilisés, après le repos. Ils ont fait preuve d'une force de caractère pour revenir dans le match. Karim Benzema (62e) et Kylian Mbappé, sur penalty (69e), les ont d'abord remis à égalité, avant que Théo Hernandez arrache la victoire (90e). Mais que s'est-il donc passé à la pause ?

À dire vrai, tout le monde pensait que les Bleus, en souffrance, allaient se prendre un bouillon. Sauf Didier Deschamps. "Pas que grand-monde, à part moi, y croyait !", a-t-il confié, après le match. Qu'a-t-il dit à ses joueurs pour les piquer au vif ? "Dans le vestiaire, ils sont abattus de rentrer à 2-0. (...) Ça peut arriver d'être menés, mais là, on était en dessous de ce qu'on est capables de faire. Cela passe par des paroles", a-t-il expliqué. "Je suis là pour ça. Quand ça va moins bien, je le dis aussi. Ensuite, c'est leur mérite à chacun." C'est tout ? Pas étonnant, lorsque l'on sait que "DD" aime garder secret ce qu'il se trame dans son groupe.

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À la mi-temps, on s'est dit les choses- Kylian Mbappé, attaquant de l'équipe de France

Heureusement, les joueurs, eux, ont été plus bavards. "À la mi-temps, on s'est dit les choses. On est revenu avec des vraies intentions", a déclaré à la FFF Kylian Mbappé, désigné "homme du match", avec un but et d'une passe décisive pour sa 50e sélection, à 22 ans et 291 jours, un nouveau record de précocité sous le maillot tricolore. "Tout le monde a eu les mots justes", a ajouté Antoine Griezmann sur TF1. "Sans rentrer dans les détails (de la causerie), il fallait qu'on mette beaucoup plus d'agressivité. On les regardait un peu trop jouer", a expliqué au micro de la chaîne L'Équipe Jules Koundé.

S'ils se sont dit leurs vérités, le ton n'est "pas spécialement" monté entre les Bleus. "On était tous conscients de ce qu'on n'avait pas bien fait, de ce qu'on devait faire, parce qu'on est tous des compétiteurs", a poursuivi le Sévillan. "Évidemment, être menés 2-0, en montrant ce visage, on n'était pas satisfaits. L'équipe a démontré beaucoup de caractère et une très bonne réaction."

S'il y a une vidéo, vous allez comprendre- Paul Pogba, milieu de l'équipe de France

Ces 15 minutes passées entre eux, les yeux dans les yeux, ont tout changé. "Quand on est revenus, on a dit : 'Maintenant, il y a 2-0, il faut vraiment lâcher les chevaux. On y va, on les presse, on va récupérer des ballons plus haut, ça va être du un contre un. Nous aussi, on a de la qualité et on va leur montrer en deuxième période.' Et c'est ce qu'on a fait", s'est satisfait Paul Pogba au micro de la chaîne L'Équipe, juste après avoir "teasé" le contenu de la causerie entre les joueurs à la mi-temps. 

"Vous allez le voir sûrement sur des vidéos. J'espère que vous pourrez découvrir ce qu'on s'est dit dans le vestiaire. Il faudra attendre pour voir ça. J'espère qu'on gagnera dimanche (contre l'Espagne, à 20h45, en live commenté sur LCI.fr) et vous verrez ce qu'on a ressenti. C'est une énergie que je ne peux pas expliquer. Je pense que s'il y a une vidéo, vous allez comprendre." 

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