Bernard Laporte élu à la tête de la Fédération française de rugby

DirectLCI
RUGBY - Bernard Laporte est le nouveau président de la Fédération française de rugby (FFR). L'ancien secrétaire d'Etat chargé des Sports succède ainsi à Pierre Camou à l'issue d'un vote de l'assemblée générale samedi 3 décembre à Marcoussis dans l'Essonne.

C'est un large plébiscite pour Bernard Laporte. Samedi 3 décembre, lors de l'assemblée générale, l'ancien sélectionneur du XV de France (2000-2007) a été élu pour quatre ans à la tête de la Fédération française de rugby (FFR) avec 84,84% des voix. Lors du premier tour, il avait recueilli 52,56% des voix, loin devant le sortant Pierre Camou (35,28%) et Alain Doucet (12,16%) secrétaire général de la FFR de 2000 à juillet 2016. Sa liste récupère également 29 des 40 sièges du comité directeur.


"Cette campagne a soulevé nombre d'espoirs. Nous nous sommes engagés à échanger, réformer, changer la fédération, la rendre plus aidante, plus simple, plus à l'écoute, plus généreuse et valorisante, nous le ferons", a indiqué devant l'assemblée le nouveau président d'une fédération qui compte plus de 450.000 licenciés et qui représente la septième fédération française.

"Rendre le pouvoir" aux clubs

Pierre Camou, 71 ans et élu successivement en 2008 et 2012 sans rival, a fait part quant à lui de sa "déception". "C'est la démocratie, je souhaite le meilleur au rugby français et à la fédération", a-t-il expliqué. Ce dernier n'a pas non plus exclu de ne pas siéger au comité directeur. Sa liste occupera six sièges, contre deux pour Alain Doucet.


Lors de sa campagne, Bernard Laporte (52 ans), avait promis de "rendre le pouvoir" aux 1900 clubs, qu'il jugeait délaissés. Ces derniers étaient d'ailleurs largement mobilisés lors du scrutin puisque 82,44% d'entre eux étaient présents ou représentés. 

Mettre un terme au Grand Stade de Ris-Orangis (Essonne)

Dans son programme, le candidat Laporte souhaitait également mettre un terme au projet de Grand Stade à Ris-Orangis dans l'Essonne. Son prédécesseur souhaitait sa construction à l'horizon 2021. Lui préfère entrer au capital du Stade de France et renégocier la convention qui lie le consortium et la FFR à des conditions avantageuses.


Après avoir été champion de France - en tant que joueur en 1991, puis en tant qu'entraîneur (avec le Stade Français en 1998 et le RC Toulon en 2014) - ainsi que triple champion d'Europe (avec le club varois en 2013, 2014, 2015), le Ruthénois poursuit ainsi son ascension à la tête du rugby français.

Plus d'articles

Sur le même sujet

Lire et commenter