Biélorussie-France (0-0) : qu’a-t-il manqué aux Bleus pour remporter ce match ?

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FOOTBALL – Tenue en échec (0-0) en Biélorussie ce mardi soir, pour son entrée en lice dans les éliminatoires de la Coupe du monde 2018, l’équipe de France a sans doute perdu deux points, plutôt qu’elle n’en a pris un. Analyse de ce match nul.

La victoire n’était pas indispensable, ce mardi soir en Biélorussie, puisqu’il reste encore neuf matchs aux Bleus sur la route censée les mener au Mondial 2018. Mais elle était tout de même fortement recommandée, face à l’un des adversaires les plus abordables du groupe (en octobre, il faudra en découdre avec la Bulgarie et les Pays-Bas). Comment expliquer ce nul (0-0), alors que les Bleus surfaient jusqu’alors sur une dynamique positive et s’appuyaient sur une véritable force collective ? On a trouvé quatre raisons principales à ce départ poussif.

Les deux ans de matchs amicaux avant l’Euro 2016

Cela peut paraître tout bête mais, depuis novembre 2013, l’équipe de France n’a plus disputé de match de qualification. Et beaucoup de joueurs sont arrivés en cours de route depuis. Pendant un Euro, surtout à domicile, la motivation va de soi. Mais dans un petit stade comme celui de Borisov, en début de saison, à une période où les organismes n’ont pas pris le rythme de la compétition, face à une équipe regroupée et agressive, dans une affiche dénuée du moindre prestige, c’est une autre histoire. Et une forme de relâchement inconscient peut vite vous guetter. La preuve.

Une première période gaspillée

C’est une moitié de match tout entière que les Bleus ont laissé filer ce mardi soir, en ne parvenant pas du tout à bouger le solide bloc biélorusse, alors qu’ils étaient prévenus de ce qui les attendait. Bilan de ce premier acte par Didier Deschamps, juste après la pause, au micro de TF1 : «Il faut mettre plus de vitesse dans les enchainements et trouver la profondeur. On doit mettre plus de mouvement. » Soit tout ce qu’ils avaient travaillé les jours précédents à l’entraînement. Au final, dans cette première période, les joueurs, en tergiversant et en donnant confiance à l’adversaire, ont fait tout ce qu’il ne fallait pas faire. Presque une faute professionnelle.

La sortie prématurée de Martial

Il était le seul qui, par ses prises de risques ballon au pied, perçait parfois le coffre-fort adverse. Le seul, aussi, à arpenter son aile pour déborder et ainsi étirer la défense biélorusse, avec l’aide de son arrière latéral. Pourtant, il est le premier joueur que Didier Deschamps a décidé de remplacer, dès la 57e minute, par un Dimitri Payet diminué physiquement, qui a passé son temps à repiquer dans l’axe. Une erreur majeure, qui a privé les Bleus d’une arme précieuse pile quand ils se sont mis à pousser.

Un manque total de réalisme

« On avait eu beaucoup d’efficacité jeudi en Italie, là beaucoup moins. Notre 2e période était bien meilleure que la première, mais entre les arrêts du gardien et les poteaux… On a manqué de réussite. On leur a laissé peu de choses pourtant… On a eu les opportunités. Voilà, on n’a pas été assez efficaces pour marquer », ne pouvait que constater le sélectionneur après coup. On dit souvent que la chance se provoque, surtout en sport. Et quand on rate autant d’occasions (voir la vidéo ci-dessous), c’est souvent parce que l’on se précipite trop. À ce niveau-là, cela ne pardonne pas.

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Biélorussie-France : voir le résumé en vidéo

L'analyse de Grégoire Margotton, qui a commenté le match pour TF1.

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Biélorussie-France : un match nul décevant pour les Bleus

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