Biélorussie-France : le cas Blaise Matuidi (encore) au centre de toutes les préoccupations

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FOOTBALL – Alors que les Bleus entament mardi soir en Biélorussie les éliminatoires de la Coupe du monde 2018, la fébrilité de Blaise Matuidi, un des piliers du vestiaire, inquiète. Si Didier Deschamps s’est voulu rassurant, il hésite à reléguer le milieu du PSG sur le banc pour ce match crucial.

Pendant l’Euro 2016, ses prestations en demi-teinte lors des trois premiers matchs avaient suscité le débat, certains observateurs allant jusqu’à remettre en cause son statut de titulaire. « Ne vous inquiétez pas pour moi, je répondrai présent jusqu’au bout », nous avait-il lancé, cinglant, à la fin du 8e contre l’Irlande, durant lequel il avait remis les pendules à l’heure. Deux mois plus tard, pourtant, retour à la case départ. Fébrile en Italie jeudi dernier, lors du match (amical) de reprise des Bleus, le milieu du PSG est sorti du bois dimanche, dans Téléfoot : « Oui, j’ai souhaité partir mais le club n’a pas voulu. Cela a été une période assez délicate. » Au point que cet indéboulonnable du onze de départ pourrait bien, cette fois, perdre sa place, au profit d’un N’Golo Kanté en pleine forme, lui. Car jeudi soir, en Biélorussie, en ouverture des éliminatoires du Mondial 2018, des points seront en jeu.

Deschamps reconnaît "une période de flottement" pour Matuidi

On se souvient que Didier Deschamps, le premier, était monté au front à la fin du mercato, pour pousser les décideurs parisiens à clarifier au plus vite la situation d’un joueur cadre n’ayant pas débuté la moindre rencontre officielle cette saison… « Aujourd’hui, le fait qu’il ait eu peu de temps de jeu et pas commencé un match, ce n’est pas embêtant, mais ce n’est pas la meilleure des situations. Il a un contrat, encore deux ans avec le PSG, mais pour un joueur comme Blaise, qui a connu plusieurs saisons où il était un titulaire en puissance, avec beaucoup de responsabilités, forcément, c’est difficile derrière de n’en avoir que 80% ou 60%... À lui d’avoir les bonnes réponses par rapport aux semaines et mois qui viennent », avait lâché le sélectionneur la semaine dernière.

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    De nouveau interrogé à cet épineux sujet ce lundi soir en conférence de presse, le coach s’est fait moins vindicatif, mais a tout de même reconnu qu’il y avait un problème : « Je ne l’ai pas encouragé à partir, j’ai encore envie d’aller voir des matchs au Parc et qu’on laisse entrer (rires). Ce sont des choix de carrière, je discute par rapport à la situation, elle était ambigüe et difficile… Il y a eu une période de flottement avant qu’il nous rejoigne et au début du stage. » Quelques minutes auparavant, sur la même estrade, le capitaine Raphaël Varane a lâché cet aveu : « J’ai pas mal échangé avec Blaise pendant ce stage. Il était préoccupé, assez pensif. Mais il s’est très vite remobilisé. Il s'entraîne bien, il est serein. » La question est maintenant de savoir si le terrain peut faire office de thérapie. Et le risque qu'une titularisation représenterait, pour le joueur, comme pour l’équipe de France.

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