Boris Diaw : "Les playoffs ? C'est la guerre de tranchées"

Boris Diaw : "Les playoffs ? C'est la guerre de tranchées"

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BASKET - Alors que les playoffs commencent ce week-end, metronews a pu s'entretenir avec Boris Diaw. C'est avec ambition, mais en restant conscient que "le plus dur commence", que le joueur des San Antonio Spurs aborde cette phase finale réunissant les 16 meilleures équipes de la saison régulière.

L’an dernier avec les Spurs, il a touché le titre du doigt. Mais, au terme d’une série épique (4-3), Boris Diaw et San Antonio étaient finalement tombés face au Heat de Miami. Un échec que le capitaine des Bleus dit avoir digéré, prêt à en découdre dans  ces playoffs 2014  (la phase finale intervenant après la saison régulière), qui commencent ce week-end.

Quel regard portez-vous sur la saison régulière des Spurs ?
On est assez contents [San Antonio a fini premier de la conférence Ouest]. On a eu beaucoup de blessures – c’était un peu une hécatombe –, mais on a continué à rester au plus haut niveau et à gagner.

Comment, justement, expliquez-vous la force de votre formation ?
C’est notamment grâce à notre banc. L’équipe est très complète, tout le monde est capable d’apporter quelque chose. C’est difficile pour nos adversaires quand des joueurs comme Marco Belinelli, ''Patty'' Mills ou ''Manu'' Ginobili entrent sur le terrain pour la deuxième lame. Le niveau ne descend pas. Ça continue à marteler. Je pense qu’on est meilleurs que l’an passé.

"L'an dernier, il nous a manqué à peu près vingt secondes pour être champions"

Comment abordez-vous les playoffs, qui débutent dès samedi ?
On est prêts. Le plus dur commence : c’est la guerre des tranchées. Toutes les équipes vont arriver avec le couteau entre les dents. Même s’il n’est jamais simple de concrétiser, et si le niveau est très élevé dans la conférence Ouest, on a de bonnes chances d’aller au bout.

Quelles sont les équipes que vous redoutez le plus ?
[Sans hésiter :] Dans la conférence Ouest, Oklahoma City, même si aucune équipe n’est facile à affronter. A l’Est, Miami et Indiana, qui se sont battus pour la première place de leur conférence.

Oklahoma City, tout comme Houston d'ailleurs, vous a toujours battus lors des matches de saison régulière cette année. Faut-il prêter attention à ces confrontations ?
Ce sont des bonnes équipes qui jouent bien. Elles nous ont battus sur certains matches mais on n'a pas forcément joué notre meilleur basket à ce moment-là et, en plus, on n'était pas au complet. La saison régulière, c'est la saison régulière… On aura une meilleure attention, la donne est différente. Gagner une série, c'est aussi beaucoup de mental. Les Spurs sont bons en playoffs car ils savent aborder ces séries de matches grâce à leur expérience.

Qu’est-ce qui vous a manqué, la saison passée, pour vaincre Miami en finale ?
A peu près vingt secondes  ! On était encore champions à quelques secondes de la fin du match 6. Ça ne s’est pas joué à grand-chose… Mais la frustration est passée. Popovich, notre coach, nous rappelle cette finale perdue pour éviter qu’on refasse les mêmes erreurs. Parfois, un petit détail, une petite perte de balle, une petite erreur défensive peuvent nous coûter un match.

"J'essaie d'apporter plus de points cette saison"

Un petit mot sur Tony Parker, votre coéquipier aux Spurs : comment se sent-il avant d'entamer les playoffs, lui qui a connu quelques pépins physiques cette saison ?
Tony a réalisé une bonne saison régulière. Il va bien, il a bien récupéré, il sera prêt.

D'un point de vue plus personnel, on sent vous que vous avez pris une nouvelle dimension cette année au sein de l'effectif des Spurs. Certains affirment que vous êtes désormais une pièce maîtresse de l'effectif…
Je ne dirais pas que je suis une pièce maîtresse. Il y a beaucoup de pièces maîtresse aux Spurs… ''Pop" [Popovich, l'entraîneur] ne m'a jamais empêché de shooter mais je voulais être plus agressif en attaque cette saison, plutôt que de forcément rester dans le système et de faire des passes, même si j'apprécie toujours autant ça [il se marre]. Je prends plus de responsabilités, j'essaie d'apporter plus de points car ça pourrait nous aider en playoffs.

Que représenterait pour vous un titre NBA ?
Ce serait énorme ! Surtout après un titre avec l’équipe de France [l’Euro 2013 en Slovénie, ndlr]. C’est ce pour quoi on joue, la récompense d’une carrière.

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