Brian Joubert, 13e à Sotchi, range ses patins

Brian Joubert, 13e à Sotchi, range ses patins

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PATINAGE - 13e des Jeux de Sotchi, après un programme libre en demi-teinte, Brian Joubert prend sa retraite sportive, ému aux larmes.

Il a le regard dans le vague, les joues rougies tant par l’effort que l’émotion. Quand Brian Joubert s’immobilise, après un programme libre gracieux mais émaillé d’imperfections techniques, il semble glisser entre deux sensations : une nouvelle déception olympique - lui qui pouvait rêver de podium - et la fierté de conclure une vie de patineur riche de 16 médailles internationales. Une carrière construite en marge du "système", depuis Poitiers, sa ville d’origine et de cœur. Une carrière marquée de hauts et de bas, de chutes et de pirouettes, souvent menée sur le fil du rasoir.

Après sa prestation de Sotchi, le "kiss and cry", ce banc où les champions attendent leur note, avait rarement si bien porté son nom. "Je n’avais plus de jus, j’avais les jambes qui tremblaient" avouait le Français quelques minutes après sa performance, avant de fondre en larmes en évoquant le soutien de sa famille. "J’ai besoin de me reposer" lâchait Brian Joubert, 29 ans, qui s’éloignera un temps des patinoires, avant, probablement, de venir enflammer les galas (voire, comme il se murmure, de s’essayer au couple).

Malheureux aux JO

Avec 231,77 points au total (145,93 pour le libre), le Poitevin n’a pas réussi à bonifier sa 7e place du programme court. Pourtant, paré de rouge et de noir, il n’a pas manqué son rendez-vous avec un public russe qui l’affectionne tant et le lui fait savoir. Deux quadruples en début de programme, mené à un rythme fou, jusqu’à ce que le souffle se fasse court, et que les déséquilibres viennent polluer une prestation classieuse. Le Poitevin se retrouve seulement 4e au sortir de sa prestation libre. C'est en spectateur, déjà un peu la tête ailleurs, qu'il il pourra admirer la performance du Japonais Hanyu, médaillé d’or.

Champion du monde 2007, triple champion d’Europe et multimédaillé au niveau national, le patineur français n’aura jamais connu la réussite lors des JO. 14e à Salt Lake City en 2002, 6e à Turin quatre ans plus tard, 16e à Vancouver en 2010, et donc 13e à Sotchi : les rendez-vous olympiques n'auront jamais couronné son talent.
 

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