Caroline Garcia a séché ses larmes

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TENNIS – Sèchement battue par Ana Ivanovic dès son premier match à Roland-Garros mardi (6-1, 6-3), la jeune française a quitté le court Philippe-Chatrier en pleurs. Très déçue mais déjà tournée vers l'avenir, Caroline Garcia a avoué en conférence de presse avoir été victime du stress.

Parfois, Roland-Garros se referme sur vous. Symptôme français s'il en est, Caroline Garcia est une nouvelle victime de la pression qui pèse sur les Tricolores se présentant sur l'ocre parisien. Annoncée comme une possible surprise du tournoi , après un mois d'avril impressionnant, la n° 2 française et n° 43 mondiale est passée complètement à côté de son premier tour.

Il faut dire qu'en face, la jeune femme (20 ans) avait affaire à Ana Ivanovic (n° 12) qui ne lui a laissé aucune chance. Une défaite sèche (6-1, 6-3) pour la Française, qui a quitté le court Central en larmes. "C'est un tournoi comme un autre mais ce n'est pas si facile que cela de le gérer comme un tournoi comme un autre. On est devant le public français, il y a beaucoup de sollicitations extérieures, du stress, a-t-elle expliqué après sa défaite. J'étais un peu bloquée, coincée au sol. Je n'arrivais pas à décoller les pieds du sol."

"C'est peut-être un mal pour un bien"

Et effectivement, tout est allé de travers pour Garcia, qui, après seulement huit petites minutes de jeu, était déjà menée trois jeux à rien dans la première manche. Un match mal embarqué, donc, et durant lequel la jeune parisienne a toujours semblé au bord de la rupture : à plusieurs reprises lors des changements de côté, elle se cachait sous sa serviette en en ressortait les yeux rougis et gonflés.

La programmation sur le Central n'ayant sans doute pas aidé : "Il faut bien une première sur en grand court. J'ai vécu un moment de solitude mais c'est comme cela. C'est aussi le tennis. Il n'y a pas toujours des bons moments. Il faut savoir vivre cela. Peut-être que la prochaine fois que je vivrai une situation similaire, j'arriverai à passer au dessus et à faire mieux. "

Car Caroline le sait, elle est toujours en phase d'apprentissage. Et si elle veut continuer à progresser, il va falloir passer outre ce stress qui l'a paralysée. "Aujourd'hui, voilà, c'était peut-être un mal pour un bien, peut-être 'too much' pour moi, concède Caroline Garcia Je vais prendre le plus que je peux de cette expérience." Afin de revenir plus forte l'année prochaine .

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