Ces sportifs qui ne sont jamais rentrés dans leur pays

Ces sportifs qui ne sont jamais rentrés dans leur pays

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ATHLÉTISME — Orlando Ortega, spécialiste cubain du 110 mètres haies, a profité des Mondiaux d'athlétisme de Moscou pour fausser compagnie à la délégation cubaine. Comme lui, plusieurs athlètes ne sont jamais retournés dans leur pays après avoir participé à une grande compétition internationale. Retour sur cinq cas marquants.

Melbourne, 1956 : les Hongrois demandent l'asile politique à l'Australie
Quelques semaines après les premiers affrontements entre leur pays et l'Union soviétique, 45 athlètes hongrois (sur les 83 de la délégation) profitent des Jeux olympiques de Melbourne pour demander l'asile politique à l'Australie. C'est le premier gros cas de défection, huit ans après Marie Provaznikova (Tchèque), première athlète à ne pas retourner dans son pays. Le cas des Hongrois sera vivement exploité en plein contexte de guerre froide.

Atlanta, 1996 : les basketteuses du Zaïre dans la nature
Lors des Jeux olympiques qui se déroulent à Atlanta (sud-est des États-Unis), la quasi-totalité de l'équipe féminine de basket du Zaïre (Congo actuel) s'évapore à l'issue du premier tour, afin de fuir le régime de Mobutu. Depuis, de nombreux Congolais ont profité des compétitions pour fuir leur pays, comme trois cadres de la délégation partie à Londres pour les JO en 2012.

Cuba, médaille d'or de la défection
Orlando Ortega, 22 ans, disparu pendant les Mondiaux d'athlétisme de Moscou, est le dernier d'une illustre lignée de fuyards cubains. Que ce soit en football, volley, baseball ou en sports individuels, les délégations insulaires reviennent rarement au complet au pays. Des départs qui provoquaient la colère de Fidel Castro et nourrissaient les idées des opposants, qui ne manquaient pas d'aider ces sportifs. En 2011, deux footballeurs cubains avaient sauté par la fenêtre de leur hôtel, avant de s'échapper avec un opposant au régime venu les chercher en voiture.

Ouganda, 2009 : l'équipe d'Érythrée portée disparue
Même l'anonyme Coupe du Conseil des associations de football d'Afrique de l'Est et centrale (CECAFA) est une aubaine pour quitter le pays. En 2009, toute l'équipe d'Érythrée profite de la compétition, organisée en Ouganda, pour fuir, avant de réapparaître quelques jours plus tard. Lassées de tels agissements (c'était la troisième fois que cela arrivait), les autorités nationales ont depuis pris les dispositions nécessaires : les athlètes érythréens doivent désormais payer une caution avant de quitter le pays.

Afrique du Sud, 2010 : les policiers remplacent les joueurs nord-coréens
Pour leur deuxième participation à la Coupe du monde après 1966 (quart de finale perdu face au Portugal), les Nord-Coréens sont une des surprises du Mondial sud-africain. Lors du deuxième match de poule face au Brésil, quatre des joueurs sont notés “absents” sur la feuille de match. Certaines rumeurs font même état de davantage de départs mais les déserteurs auraient été remplacés par des policiers nord-coréens (puisque, de toute façon, personne ne connaissait les vrais joueurs). La Fifa dément ces informations et la délégation repart en toute discrétion après trois défaites en trois matchs. Lors des JO de Londres, les sportifs qui ne sont pas repartis en Corée du Nord ont vu tous leurs proches envoyés dans un camp de travail…

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