Chute géante sur le Tour de France : 4 mois de prison avec sursis requis contre la spectatrice à la pancarte

Chute géante sur le Tour de France : 4 mois de prison avec sursis requis contre la spectatrice à la pancarte

JUSTICE - La spectatrice, dont l'imprudence a causé la chute du peloton du Tour de France, lors de la première étape le 26 juin 2021, a vu une peine de quatre mois de prison avec sursis être requise à son encontre ce jeudi 14 octobre. Le jugement a été mis en délibéré au 9 décembre.

Sa "bêtise" pourrait lui valoir cher. Une peine de quatre mois de prison avec sursis a été requise, jeudi 14 octobre, à Brest contre la spectatrice qui avait provoqué une chute massive de coureurs lors du Tour de France. Le 26 juin 2021, Lors de la première étape, elle avait brandi une pancarte "Allez Opi Omi" à l'attention de ses grands-parents, en empiétant sur la chaussée, dos au peloton. Plusieurs coureurs, lancés à vive allure, n'avaient pu l'éviter, provoquant un impressionnant carambolage.

Sans emploi et sans casier judiciaire, la jeune femme de 31 ans a fui les caméras à son arrivée au tribunal correctionnel. Son avocat Julien Bradmetz, qui a vainement réclamé le huis clos, a présenté sa cliente comme ayant "une personnalité fragile depuis de nombreuses années". "Cette fragilité a été décuplée de sorte qu'aujourd'hui ma cliente vit un enfer", a-t-il souligné. La représentante du ministère public Solenn Briand a indiqué que la spectatrice, poursuivie pour "mise en danger d'autrui" et "blessures involontaires", avait "reconnu la dangerosité de son comportement" et qu'elle avait exprimé des regrets.

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Le Tour de France, qui avait annoncé dans un premier temps son intention de porter plainte, y a finalement renoncé disant vouloir "apaiser les choses". "Cette dame a fait une énorme boulette qui aurait pu avoir des conséquences encore plus grandes, mais ce n'est pas une terroriste", a déclaré son directeur Christian Prudhomme, en marge du dévoilement du tracé 2022.

Un euro symbolique

"Le préjudice subi par les coureurs est physique, moral et économique", a indiqué, mercredi 13 octobre, dans un communiqué l'organisation internationale Cyclistes professionnels associés (CPA), partie civile au procès qui a duré moins de deux heures. "Un athlète s'entraîne des mois pour un grand tour et il n'est pas acceptable que tout son travail acharné, celui de sa famille, de son staff et de son équipe soit anéanti en un instant par la quête de popularité de ceux qui devraient assister à l'événement sans en devenir les protagonistes", a pesté Gianni Bugno, le président de l'organisation, basée en Suisse.

La seule association de coureurs reconnue par l'Union cycliste internationale (UCI) a néanmoins fait savoir qu'elle ne demandait qu'une indemnité symbolique d'un euro, disant vouloir uniquement attirer l'attention du public sur la nécessité d'adopter "une attitude responsable et respectueuse envers les coureurs". Le jugement a été mis en délibéré au 9 décembre.

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