Coupe Davis : ces tennismen français tombés amoureux de la Suisse

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TENNIS - Alors que la finale de la Coupe Davis oppose ce weekend la France à la Suisse, nombreux sont ceux qui ironisent sur une opposition entre Helvètes. Et pour cause, la totalité de l'équipe tricolore est domiciliée de l'autre côté des Alpes. Mais n'y voyez pas (qu')une raison fiscale...

"Au départ, venir ici, c'était une décision fiscale." Tous ou presque le reconnaissent, sans bien sûr le crier sur tous les toits. De Jo-Wilfried Tsonga, auteur de ces propos dans L'Equipe en début de semaine, à Gaël Monfils, en passant Richard Gasquet, Julien Benneteau et autre Arnaud Clément, l'intégralité de l'équipe de France de tennis a posé ses valises en Suisse dans le but initial de ne pas payer d'impôts en France, ou tout du moins d'en payer le moins possible.

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A l'heure où les Bleus vont défier la Suisse, ce week-end en finale de la Coupe Davis, l'ironie est grande. Et les boutades récurrentes évoquant un affrontement 100% helvète vont bon train. Des plaisanteries qui agacent particulièrement Tsonga. "Je suis Français. Ce n'est pas parce que je n'y habite pas que je ne le suis plus, râle le résident de La Rippe, près de Nyon. C'est le pays que je représente depuis que je suis môme, pour lequel je me bats. Peut-être que j'aurais plus de chances de gagner la Davis en étant suisse, mais non… "

Tsonga : "La Montagne, le vélo, la pêche, tout ce que j'aime"

"JWT" a d'autres raisons que l'économie d'argent pour justifier son implantation de l'autre côté des Alpes. "Ce que j'aime ici, c'est qu'on n'est pas en train de raconter ma vie en permanence, se réjouit-il. Personne ne vient m'embêter. J'ai l'impression d'avoir une vie normale. Ici, les gens s'en foutent de ce que je fais. Ils me voient, ils me font un signe de la main, c'est la vraie vie quoi." Et celui qui est né au Mans en 1985 d'évoquer la qualité de l'environnement local : "Je suis aux pieds des montagnes, je fais des sorties à vélo, je vais pêcher dans les rivières ou les lacs. Tout ce que j'aime. Une fois ma carrière finie, c'est pas impossible que je reste ici. Ma petite amie est suisse, donc…"

Même son de cloche du côté de Gaël Monfils, habitant de Trélex (également près de Nyon) : "Nous (les tennismen, ndlr), on vit dans les aéroports, les grandes villes et ça fait du bien de ne pas être tout le temps à mille à l'heure. Ici, t'es paisible. J'aime tout : la nature, les gens qui sont hyper chaleureux… C'est mon petit village quoi. J'aime ma petite vie à la campagne."  Avantage fiscal, d'accord, mais cadre de vie idéal, beaucoup, tient également à préciser Julien Benneteau. "En Suisse, je n'ai jamais ressenti un truc antifrançais. Les gens sont aimables, l'administration suisse nous facilite les choses", assure-t-il avant toutefois de confesser : "Je mentirais si je disais que je suis cent pour cent à l'aise avec le sujet de la fiscalité." Comme on le comprend...

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