Mondiaux de hand : comment va fonctionner le trio Dinart, Gille et Onesta à la tête des Bleus

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La France au Mondial de hand

ÉQUIPE DE FRANCE - En poste depuis 2001, le sélectionneur des Bleus a annoncé en septembre dernier qu'il devenait manager général de la sélection afin de laisser sa place sur le banc à Didier Dinart et Guillaume Gille, à l'occasion des Championnats du monde qui se déroulent en France du 11 au 29 janvier. Claude Onesta ne sera donc plus sur le bord du terrain, mais pas trop loin des Experts non plus.

Manager Onesta

Dans son souci de ne pas ouvrir "une crise de succession" à la tête de l'équipe de France, Claude Onesta (59 ans), en poste depuis 15 ans, a commencé son passage de relais dès les Mondiaux 2015 remportés par les Bleus au Qatar. Didier Dinart nommé comme adjoint, le sélectionneur a mis encore plus en responsabilité son second lors des JO de Rio l'été dernier (médaille d'argent) pour ensuite encore accélérer le processus en officialisant son retrait des terrains pour devenir manager et laisser sa place au duo Dinart et Guillaume Gille. "Je leur libère le terrain pour qu'ils puissent acquérir leur propre expérience", avait notamment expliqué à L'Équipe en septembre dernier celui qui a remporté deux médailles d'or olympique (2008 et 2012), trois titres de champion du monde (2009, 2011 et 2015) et autant de champions d'Europe (2006, 2010 et 2014). Visiblement lassé par son ancien rôle de sélectonneur, Onesta voit celui de manager général comme étant beaucoup plus en retrait. Des tribunes et dans les coulisses des Experts, il s'occupera de la vie à l'intérieur de la sélection, afin d'en "préserver les équilbres" et de continuer à bâtir un projet "plus large" que celui d'une compétition ou d'un "match après match", comme il l'a récemment expliqué à Ouest-France.

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Handball : c'est quoi, la méthode Claude Onesta ?

Un duo sur le banc

Anciens joueurs cadres de cette équipe de France, Didier Dinart (39 ans, 379 sélections jusqu'en 2013) et Guillaume Gille (40 ans, 308 sélections jusqu'en 2012) vont donc se partager la responsabilité du coaching des champions du monde et vice-champions olympiques en titre. Il y a évidemment des équipes plus difficiles à diriger, mais les deux hommes ont tout de même un sacré défi à relever : valider la succession d'Onesta en étant obligés de remporter ce Mondial à la maison. Très logiquement, le partage des tâches devrait se faire en fonction du poste que Dinart (défenseur) et Gille (meneur de jeu) occupaient sur le terrain du temps où ils jouaient. Complémentarité toujours, dans le vestiaire, les deux hommes devraient gérer leurs troupes différemment, Dinart étant plus sanguin que Gille. Des rôles good cop/bad cop qui s'inverseront sans doute en fonction des événements, mais qui semblent déjà porter leurs fruits. Pour les deux matches de préparation de l'équipe de France la semaine dernière, Dinart et Gille ont goûté deux fois à la victoire face à la Slovénie. D'abord de façon timorée (29-27) puis en étant beaucoup plus convaincants dimanche (33-26). Prochaine échéance pour ce duo qui en a donc fini avec son rodage : la publication, mardi, de la liste des joueurs retenus pour affronter le Brésil en match d'ouverture le lendemain (20 h 45).

Un triumvira

Reste à savoir comment va fonctionner ce ménage à trois durant cette Coupe du monde. Car dans sa volonté de "s'éloigner encore plus du terrain", Onesta n'exclut pas de revenir aux affaires en cas de problème majeur : "Là, je n'interviendrai que si j'ai le sentiment que le fonctionnement des entraîneurs met en péril le système équipe de France. Et si ça gagne, vous ne me verrez pas beaucoup", a ainsi confié la semaine passée au Parisien le manager général. Une sorte de tutelle de la part de l'ancien sélectionneur qui ne semble d'ailleurs pas déranger ses successeurs. Expliquant qu'ils n'allaient "pas révolutionner l'équipe de France", Gille et Dinart vont donc rester dans la droite ligne de ce qu'a mis en place durant 15 ans Onesta. "On essaie d'être les garants de ce sanctuaire, avait ainsi précisé Dinart, lors du baptême de feu du duo en novembre dernier, contre la Lituanie en qualifications pour l'Euro 2018 (victoire 37-20). Et toute décision qui est prise l'est avec Claude". Ou comment l'équipe de France opère le changement dans la continuité.

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