Covid-19 : les Jeux d'hiver de Pékin condamnés au même sort que les JO de Tokyo ?

À Pékin, la crainte d'un rebond du virus est palpable, à l'approche des JO d'hiver 2022.

MAUVAIS SIGNE - À l'approche des JO d'hiver, qui débuteront le 4 février 2022, la Chine fait face à une remontée des contaminations. La menace de Jeux à huis clos, comme au Japon l'été dernier, pèse sur Pékin.

Tokyo et Pékin, même galère ? L'été dernier, le Japon n'avait pu se dépêtrer du virus. Cerné par le variant Delta, le pays du Soleil levant avait eu la charge d'organiser ce que l'on a surnommé "les JO du Covid". Pour parer au plus pressé, face à la menace d'une flambée épidémique, la population locale étant insuffisamment immunisée (moins de 30%), un huis clos quasi total avait été ordonné pour les Jeux olympiques et paralympiques. Une première dans l'histoire. Avec la vaccination de masse, les futurs événements, Pékin 2022 en tête, avaient bon espoir d'échapper au Covid. Il n'en sera sans doute rien.

À près de 100 jours des JO d'hiver, les craintes quant à une résurgence du coronavirus sont réelles. La grand-messe hivernale, sur laquelle plane le spectre du virus, pourrait être la compétition de masse la plus restreinte depuis le début de la pandémie. Sur place, l'inquiétude grandit. Les organisateurs des Jeux, programmés du 4 au 20 février 2022, ont admis, début octobre, qu'ils étaient "confrontés à une grande pression" en raison du Covid-19. Même si la Chine a affirmé, dimanche 24 octobre, avoir vacciné les trois-quarts de son 1,4 milliard de citoyens, la "grande pression" s'est renforcée au cours de la semaine écoulée, avec plus de 100 cas confirmés transmis localement, dans onze régions provinciales de l'Empire du Milieu. 

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Covid-19 : le défi de la vaccination

Le marathon de Pékin reporté

Sur la seule journée du 25 octobre, la Chine a fait état de 39 nouveaux malades, dont la majorité sont liés aux déplacements d'un groupe de touristes contaminés. Si les chiffres peuvent paraître insignifiants par rapport à ceux enregistrés ailleurs dans le monde, ils poussent les autorités locales à redoubler de vigilance. "Le risque que l'épidémie se propage davantage continue d'augmenter", a averti Mi Feng, porte-parole de la Commission nationale de la santé. Adeptes d'une politique de "tolérance zéro" à l'égard du virus, elles n'ont pas attendu pour réagir, imposant des confinements dans les régions affectées.

Dans l'espoir de contenir la contagion, la mise sous cloche a été étendue. Le marathon de Wuhan, la ville berceau de l'épidémie, apparue pour la première fois fin 2019, qui devait compter 26.000 participants, dimanche 24 octobre, a été annulé au dernier moment. À Pékin, le marathon a subi le même sort. Il a été reporté sine die "de manière à prévenir le risque de transmission épidémique (et) à protéger efficacement la santé et la sécurité des coureurs, du personnel et des résidents", ont annoncé les organisateurs dans un communiqué. Quelque 30.000 coureurs devaient y prendre part le 31 octobre.

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Le huis clos est, pour l'heure, exclu

De quoi remettre en cause les JO d'hiver ? Il est encore trop tôt pour se prononcer. Alors que l'organisation des Jeux de Tokyo avait été empoisonnée par la menace épidémique, Pékin ne veut pas laisser la situation lui échapper. Des choix ont déjà été faits en amont, le 29 septembre, alors que la situation sanitaire était plus favorable. Le public chinois, uniquement, pourra assister aux épreuves olympiques. Seuls les athlètes pleinement vaccinés seront dispensés de quarantaine à leur arrivée. Les autres devront observer une période d'isolement de 21 jours, sauf sur présentation d'un "justificatif d'exemption médicale"

La bulle olympique, plus stricte et rigoureuse qu'elle avait pu l'être au Japon, ne permettra pas, par exemple, de se mêler à la population locale. Un test anti-Covid quotidien sera, en outre, demandé à "tous les participants" des Jeux, ainsi que "pour la main-d'œuvre" résidant en Chine. Il n'est à n'en pas douter qu'un train de nouvelles mesures prendra en compte l'évolution de la situation sanitaire. Pour l'heure, un huis clos total, comme à Tokyo, ou partiel demeure exclu par les instances organisatrices. Jusqu'à quand ? Pékin ne le sait que trop bien : avec le Covid, la vérité du jour est rarement celle du lendemain. 

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