Pass sanitaire : les salles de sport face à de nombreuses demandes de résiliation

Pass sanitaire : les salles de sport face à de nombreuses demandes de résiliation

RESTRICTIONS – Avec la mise en place du pass sanitaire à l’entrée des salles de sport depuis le 21 juillet, les clubs de fitness affrontent la colère d'abonnés menaçant de résilier leur abonnement. La fréquentation des salles est déjà en baisse.

La mise en place du pass sanitaire n’a pas été bien prise par certains abonnés des salles de sport. Alors même que les groupes de fitness commençaient à communiquer pour son premier jour d’application mercredi, des menaces de résiliation se faisaient déjà entendre sur les réseaux sociaux.

Des menaces qui se sont très vite traduites dans les faits. Au Fitness Park d’Aubière, dans le Puy-de-Dôme (63), David Bory estime à près de 50% leurs abonnés qui n’avaient pas encore un schéma de vaccination complet. "On a une chute importante de clientèle, ça a engendré beaucoup de tensions", regrette le responsable.

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Au niveau national aussi. "On a reçu énormément de demandes de résiliation, les gens ne veulent pas attendre le pass sanitaire", constate Thierry Doll, président du syndicat Active-FNEAPL, qui représente près de 1700 clubs de fitness. Il ajoute : "On a pu voir que le monde rural est plus touché que les villes"

"Face aux demandes de remboursement, on essaie de trouver un accord à l'amiable avec les clients, mais ce n'est pas toujours facile", reconnaît ce représentant. Certains groupes proposent en alternative une suspension d'abonnement, le temps que le pass sanitaire soit réalisé. 

Confusions autour de la jauge à 50 personnes

Du côté d’autres groupes de salles de sport, la fuite d’adhérents a été limitée grâce à la mise en place d’une jauge de moins de 50 personnes censée permettre d'éviter de contrôler le pass sanitaire. Mais le décret publié au Journal officiel précise bien que cette jauge est déterminée "en fonction du nombre de personnes dont l'accueil est prévu par l'exploitant de l'établissement ou du lieu ou par l'organisateur de l'événement" et non par le nombre de personnes accueillies. 

Le ministre des Sports a d’ailleurs rappelé cette règle dans un tweet : "Le seuil de 50 personnes est relatif à la capacité d'accueil de l'ERP [établissement recevant du public] et pas au nombre effectif de personnes à un instant T, et s'entend par jour"

Cette explication avait également été donnée aux cinémas ayant utilisé cette "astuce". Finalement, le ministère de la Santé est revenu sur cette décision en autorisant les exploitants à organiser des projections sans contrôle de pass, mais avec une jauge de moins de 50 tickets vendus fixée à l'avance. Reste à voir si les règles pour les salles de sport pourraient être amenées à évoluer aussi dans ce sens. 

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Entre les annonces et leur adaptation en tout cas, la confusion est grande, et cela un impact sur la fréquentation. "Normalement, on accueille 250 à 300 personnes par jour et en ce moment, on atteint à peine 100 personnes", observe David Bory.

Cela inquiète ce secteur qui a dû fermer pendant huit mois cette année. "Au mois de juin, à la réouverture, on a constaté comme les restaurants un pic, qui s’est stabilisé. On a ensuite retrouvé à peu près les volumes de juin 2019. Mais dès l’annonce du pass sanitaire, ça a chuté", explique Thierry Doll. 

Les différents responsables espèrent que les adhérents reviendront d’ici à quelques semaines, le temps que leur schéma vaccinal soit complet. "Je m’inquiète surtout pour septembre", reprend David Bory. C'est un mois important pour nous et s’il y a un pass sanitaire ou si on doit fermer suivant l’évolution du virus, ça va être compliqué".

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