PSG-Monaco : Unai Emery s’attend à un coup de bluff de Leonardo Jardim (et il a bien raison)

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FOOTBALL – Le Paris Saint-Germain et l’AS Monaco se retrouvent mercredi soir, en demi-finales de la Coupe de France. En proie à un calendrier chargé, l’entraîneur monégasque affirme vouloir faire l’impasse sur ce match. Mais son homologue parisien, Unai Emery, n’y croit pas une seconde.

Choisir, c’est renoncer. Battue (4-1) il y a un mois en finale de la Coupe de la Ligue par le PSG, qu’elle retrouve ce mercredi soir en demi-finale de la Coupe de France, l’AS Monaco continue de mener la course au titre de champion et doit aussi préparer le rendez-vous le plus important de sa saison, prévu les 3 et 9 mai, face à la Juventus de Turin en demi-finale de la Ligue des champions. Compétition que l’ASM a d’ailleurs entamée dès le 2e tour préliminaire, soit le 26 juillet. Du coup, le coach monégasque, Leonardo Jardim, craignant un déclin physique de ses hommes en vue des prochaines échéances, affirme qu’il fera l’impasse sur le choc de prestige face à Paris. "On va utiliser les joueurs qui ont peu joué et ceux de l'équipe réserve. On va voir s’ils sont prêts", a-t-il en effet lancé.

Leonardo Jardim va aligner ses meilleurs joueurs"Unai Emery

Cela a forcément provoqué quelques remous, surtout pile l’année où se dispute la 100e édition de la vénérable Coupe de France. Mais Unai Emery, l’entraîneur parisien, s’est vite chargé, ce mardi, d’éteindre la polémique. "Jardim va aligner ses meilleurs joueurs, a-t-il ainsi réagi, catégorique. Je m’attends à la meilleure prestation possible de Monaco. L’ASM fait une grande saison, que ce soit en Championnat, en Ligue des champions, en Coupe de la Ligue ou en Coupe de France. Ce sera un match difficile. (…) De toute façon, ils sont tous bons à Monaco. Je pourrais citer 25 bons joueurs. » 

Du reste, le technicien a lui aussi admis qu’il pourrait titulariser d’habituels remplaçants, comme le gardien Alphonse Aréola ou le milieu Nicolas Nkunku. Manière de rappeler que les effectifs des deux équipes ont été spécifiquement bâtis pour courir plusieurs lièvres à la fois, et que leurs bancs de touche contiennent en conséquence leurs lots de pépite. Souvent, et ce dans n’importe quelle compétition, les coachs se sont ainsi retrouvés à jongler avec les états de forme physiques de leurs troupes. Dernier détail, qui a son importance : un point de règlement, en Coupe de France, oblige les participants à aligner sur la feuille de match au moins sept joueurs ayant disputé l’une des deux dernières rencontres. Ce qui réduit considérablement les possibilités de turn-over.

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