Des hackers russes sèment la pagaille à l’agence mondiale antidopage

Des hackers russes sèment la pagaille à l’agence mondiale antidopage

GUERRE FROIDE - L'agence mondiale anti-dopage (AMA) a vigoureusement réagi ce mercredi, après le piratage de certains de ses documents par des hackers russes ayant fait fuiter des contrôles supposés positifs de sportives américaines, dont les sœurs Williams et la gymnaste Simone Biles.

Le rideau de fer est tombé, mais les relations entre les États-Unis et la Russie demeurent glaciales. Elles s’étendent même, désormais, jusque dans le domaine du sport. « Nous avons des informations très solides selon lesquelles des pirates, liés à la Russie, attaquent notre système depuis des semaines. C’est un acte criminel », a ainsi tonné Craig Reedie, le président de l’agence mondiale anti-dopage (AMA), ce mercredi sur les ondes de la BBC. 

« Il semble que la Russie soit toujours dans une sorte de déni »

Une réaction au piratage de la base de données de l’agence par le groupe de hackers APT28, ayant fait fuiter des documents attestant que quatre sportives américaines (la quadruple championne olympique de gymnastique Simone Biles, la championne olympique de basket Elena Delle Donne, les tenniswomen Serena et Venus Williams), auraient été prises en flagrant délit de dopage, mais qu’elles auraient été couvertes. « Elles ont bien joué, mais pas honnêtement », pointaient-ils, en dévoilant des « analyses anormales ».

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    En fait, il n’en est rien, a assuré Craig Reedie : « À l'AMA, il y a un système d'exemptions établi de longue date permettant à un sportif qui a besoin de prendre un médicament figurant sur la liste des produits interdits de le faire, à partir du moment où cela est validé par le milieu médical puis autorisé par la Fédération sportive concernée. Et autant que je puisse en juger dans les cas mentionnés, tout cela a été fait, et a été fait correctement », a expliqué l’Écossais. De son côté, le Comité international olympique (CIO) a lui aussi condamné, par voie de communiqué, une cyberattaque « clairement destinée à souiller la réputation d'athlètes propres ».

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      La première attaque de ces hackers datait du mois d’août. Elle révélait les données médicales confidentielles de Yuliya Stepanova, et cela disait tout de leur démarche. En effet, la coureuse de 800 m est celle par qui le scandale a éclaté en 2014, lorsqu’elle a témoigné, à visage découvert, dans un documentaire de la chaîne de télé allemande ARD, au sujet d’un dopage d’État généralisé en Russie. Ce qui a abouti à l’exclusion d’une centaine de sportifs russes des Jeux olympique de Rio, dont 67 des 68 engagés dans les épreuves d’athlétisme. « La Russie a affirmé au plus haut niveau qu'elle comprenait qu'elle avait un problème avec le dopage, a rappelé le patron de l’AMA ce mercredi. Mais en fait, il semble qu'ils soient toujours dans une sorte de déni. » Pour sa part, APT28 promet  qu'« il s'agit juste de la partie émergée de l'iceberg » et qu'on verra « très bientôt des preuves sensationnelles sur des athlètes ayant pris des substances dopantes ».

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