Euro 2014 : Guillaume Joli, l'antistar

Euro 2014 : Guillaume Joli, l'antistar

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HANDBALL - L'équipe de France, quasiment qualifiée en demi-finale, affronte la Biélorussie mardi (18 heures) pour assurer définitivement sa place en demi-finale. Elle comptera pour cela sur Guillaume Joli, discret remplaçant au milieu des stars, prêt à savourer chaque minute jouée.

Il n'est pas le plus imposant (81 kg) ni le plus connu et fait même office de Petit Poucet avec son mètre 78. Mais Guillaume Joli est bien l'un des plus capés des Bleus (239 sélections, plus que Karabatic) et son palmarès ferait envie à plus d'un : double champion du monde (2009 et 2011), une fois d'Europe (2010), médaillé d'or olympique (2012). Pourtant, l'ailier droit de l'équipe de France n'a joué que 45 minutes depuis le début de la compétition et pourrait espérer plus. Mais c'est mal connaître le personnage.

''J'ai de la chance d'être là, avec de si bons joueurs, je m'éclate'', répète à l'envi celui qui est né à Lyon il y a 28 ans. La mine juvénile toujours enjouée, yeux bleus rieurs et un brin chambreur, le joueur de Dunkerque pourrait passer incognito au milieu des stars. Mais il s'éclate, en témoigne sa célébration ''façon avion'' après chaque but marqué, jamais lassé malgré 8 années en sélection.

"Je suis là pour faire souffler Abalo. Si c'est 2 minutes, c'est 2 minutes."

''Si je suis là, c'est aussi que je le mérite'', se défend ''Guigui''. Encore plus après avoir manqué le Mondial 2013, écarté par Onesta au profit d'un jeune, Valentin Porte . ''Il me reprochait 2-3 trucs, j'ai bossé et il me refait confiance, c'est l'essentiel.'' Boule d'énergie, doté d'un poignet magnifique et d'une précision redoutable, Joli étale de solides arguments. Chez les Bleus, il est l'expert des penaltys et fut l'auteur d'un parfait 10/10 dans l'exercice face à la Serbie vendredi.

Aujourd'hui, l'entraîneur loue l'efficacité du joueur autant que son état d'esprit. ''Il y a des règles à respecter en équipe de France, sinon on n'y reste pas'', concède le gaucher. Mardi, il devrait de nouveau avoir l'occasion de laisser éclater sa joie face à la Biélorussie à la place d'Abalo, le titulaire. ''Je suis là pour le faire souffler quand le décide le sélectionneur. Si c'est 10 minutes, c'est 10 minutes, si c'est 2, c'est 2.'' Ambitieux, il espère bien ''ramener une nouvelle médaille pour la mettre avec les autres''. Quitte à rester dans l'ombre. 

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