Euro 2014 : pour Guillaume Gille, la France fait de nouveau partie des favoris

Euro 2014 : pour Guillaume Gille, la France fait de nouveau partie des favoris

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HANDBALL - Qualifiée en demi-finale d'un Euro qu'elle abordait sans certitudes, l'équipe de France affiche de belles promesses alors qu'elle se reconstruit à peine après plusieurs départs. Résultat, la voilà revenue parmi les candidats au titre européen. ''Elle est en position parfaite'', annonce même Guillaume Gille, jeune retraité international.

Chassez le naturel... Claude Onesta était le premier à canaliser les espoirs placés en son équipe , le voilà à nouveau ambitieux. "On ne va pas aller en demi-finale en ayant le sentiment de quelque chose d'abouti. L'appétit vient en mangeant. Comme on a su par le passé être vorace, on va maintenant faire en sorte de le redevenir", assurait le sélectionneur une fois la qualification acquise, mardi, après la victoire face à la Biélorussie. Alors, en 6 matches, les Experts sont-ils à nouveau les ogres qu'ils furent entre 2006 et 2012 ?

''Le parcours est en tout cas plus que positif'', analyse pour metronews Guillaume Gille, l'un des symboles de l'équipe de France toute puissante, retraité de la sélection sur un titre olympique en 2012 avec plus de 300 capes à son compteur. ''Quand on voit l'efficacité en attaque, la qualité du jeu proposé, la pertinence des décisions que les joueurs prennent, on peut être satisfait.''

''La France est revenue parmi les candidats à la victoire finale''

Un changement radical après une préparation presque inquiétante où les blessés (Fernandez, Omeyer, revenus depuis) attiraient davantage l'attention que ceux qui jouaient. ''Cette vigilance leur a finalement permis de livrer des matches de grande qualité, estime l'aîné des frères Gille. Claude Onesta a eu besoin de s'appuyer sur des titulaires très forts pour engranger de la confiance et on voit que ça a été positif.''

Excellents depuis le début, Nikola Karabatic et Sorhaindo ont été rejoints par Narcisse, Abalo et Guigou, les cadres de cette équipe de France. Et tous les cinq, très sollicités, ont pu souffler un peu lors des matches face à la Biélorussie et la Suède . ''Aucun joueur ne peut dire qu'il n'est pas entamé physiquement après deux semaines d'une compétition aussi dure qu'un Euro, admet Gille. Mais on arrive dans le money time, où tout se joue, et ça fait oublier les petits bobos.''

Si la suite dépend beaucoup d'eux, le demi-centre de Chambéry souligne aussi le rôle qu'auront les remplaçants quand ils seront sollicités, de même que l'importance d'Omeyer, qui revient tout juste de blessure et manque de rythme. ''Tout reste à faire et quand on sait qu'on va jouer le champion du monde en titre (l'Espagne) puis le champion d'Europe en titre et pays hôte (le Danemark), inutile de dire que ce n'est pas gagné. Ce sera deux combats physiques et mentaux, des matches engagés. Ça va se jouer sur des détails. Mais la France est revenue dans le cercle très fermé des candidats à la victoire finale.'' Et vu la phase de transition que vit cette équipe, c'est déjà un premier succès. 

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