Kasper Schmeichel, héros malheureux de la demi-finale

Kasper Schmeichel, le gardien du Danemark.

ZOOM - Le gardien du Danemark a livré un match de haute volée face à des Anglais qui n'ont jamais voulu croire à l'élimination si près du but. Malgré ses arrêts, il n'est pas parvenu à empêcher les Three Lions de disputer leur première finale depuis 1966. Les coéquipiers de Harry Kane affronteront l'Italie, dimanche.

En 1992, Peter Schmeichel écœurait les Pays-Bas en demi-finale, à l'issue d'une séance de tirs au but insoutenable. En repoussant la tentative de Van Basten, le gardien de la "Danish Dynamite" envoyait son équipe en finale d'un Euro qu'ils finiront par gagner, en faisant sauter la Mannschaft de Jurgen Klinsmann. Ce soir-là, à Göteborg, ils ont écrit ce qui reste plus belle page du foot scandinave. "Une chose à laquelle il pensera, c'est que la dernière fois que le Danemark a disputé les demi-finales de l'Euro, on a gagné aux tirs au but. Donc il peut s'en inspirer", avait annoncé le gardien légendaire de Manchester United, désormais âgé de 57 ans, lors d'un entretien accordé à la chaîne ITV.

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Mercredi à Wembley, Kasper, le fils de celui que l'on surnommait "Terminator", a fait honneur à son illustre paternel. Face à "Sterling la menace" d'abord, il repousse une frappe sèche du joueur des "Three Lions" à bout portant (38e). S'il permet aux Anglais d'égaliser dans la minute qui suit, c'est à cause du fléau de cet Euro : un but contre son camp, concédé cette fois-ci par son capitaine Kjaer (39e), sous la pression des attaquants anglais. Concentré, le portier habitué aux ambiances chaudes que seuls les supporters anglais savent mettre ne désarme pas. 

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Solidement épaulé par un bloc de défenseurs prêts à tout pour garder la cage, Kasper veille au grain : la tête de Maguire, pourtant parfaitement placée au pied du poteau droit, est déviée du bout des gants (55e). Pas du genre à faire dans le détail, le grand blond en survêt' vert s'emploie ensuite à chasser en corner un ballon qui retombait sous sa transversale (77e). Les coéquipiers de Harry Kane font le siège des buts danois. Dans la première période de la prolongation, les Anglais s'accrochent à leur rêve de "faire revenir le football à la maison", antienne des supporters anglais depuis 1996.

Mais Schmeichel est encore là : il plie son 1,90m et se couche bien sur une frappe rasante croisée de Kane (93e). Des poings, il renvoie le tir lointain de Grealish sans ménagement (97e). Pour battre le gardien ce soir, il en faut beaucoup. Un penalty - généreux -, pour commencer. Effleuré au niveau des chevilles, Sterling s'effondre, l'arbitre siffle, confirme avec la VAR, Kane prend ses responsabilités. Mais Schmeichel est dans la zone. Il plonge du bon côté, repousse la frappe du capitaine des "Three Lions" mais l'attaquant a suivi et pousse le ballon au fond (104e). 

À cinq minutes de la fin de la prolongation, alors que les Anglais ont en poche leur ticket pour la finale, Schmeichel sort loin de ses bases pour donner un supplément d'âme à ses coéquipiers qui n'en manquent pas. Mais les efforts ont un coût, la compétition n'a pas été simple pour les Danois marqués à vie par l'absence d'Eriksen. Face à Sterling, il offre son corps à la cause pour conserver l'infime chance qu'il leur reste (120e). Mais dans un stade de Wembley où 50.000 supporters anglais exultent, l'Angleterre voulait trop cette première finale qui l'a fui depuis 1966. Pour le gardien danois de Leicester, la belle histoire s'arrête cruellement aux portes de la finale...

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