Euro : Jorginho, Kjaer, Sterling, Pedri... quatre as pour un (dernier) carré

Euro : Jorginho, Kjaer, Sterling, Pedri... quatre as pour un (dernier) carré

TALENT - Italie, Danemark, Angleterre, Espagne... trois semaines après le début de l'Euro, ils ne sont plus que quatre à pouvoir rêver du sacre continental. Voici les joueurs qu'il faut suivre de près à l'orée de ce sprint final.

Deux marches avant le titre. Si les Bleus ont pris la porte dès les huitièmes de finale de cet Euro, ce n'est pas le cas de l'Espagne, l'Italie, l'Angleterre et le Danemark, qualifiés pour les demi-finales et qui s'affrontent dès mardi. Au moment d'entamer le dernier carré, zoom sur ces quatre as qui pourraient faire la différence à Wembley. 

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Euro 2021 : l'Italie s'offre un 2e sacre

Jorginho (Italie), 33 sélections

Taulier du milieu de terrain et véritable régulateur du jeu, Jorginho est une pièce essentielle du dispositif de Roberto Mancini. Travailleur infatigable, il équilibre - presque à lui seul - le onze transalpin. Il est d'ailleurs sur le podium des joueurs ayant parcouru le plus de kilomètres (57.7) depuis le début de la compétition. Son activité, couplée à son sens du placement, lui permet ainsi d'intercepter de nombreux ballons (29). Mais c'est aussi avec le ballon que le milieu de terrain d'origine brésilienne se distingue. Sa capacité à alterner entre passes courtes rythmées (95.2% de passes réussies sur le tournoi) et jeu long millimétré est très précieuse pour les Azzurris. Il est aussi une des premières rampes de l'attaque transalpine avec, en moyenne, 1,2 passe clé par rencontre depuis le début de l'Euro, selon le site WhoScored. "Avec Jorginho, tout semble simple. Il est indispensable à cette équipe, intouchable", résume son coéquipier Marco Verratti. 

Déjà vainqueur de la Ligue des champions, Jorginho pourrait être un candidat crédible au ballon d'or en cas de victoire finale de l'Italie. C'est en tout cas ce dont se prend à rêver la presse locale. La Gazzeta espère notamment voir le "cerveau bleu" récompensé. 

Pedri (Espagne), 9 sélections

En voilà un deuxième (jeune) maestro. Propulsé dans le 11 de départ de la Roja en mars dernier, le Barcelonais ne cesse d'impressionner. C'est bien simple, il est devenu - contre la Croatie - le plus jeune joueur à débuter un match à élimination directe dans un Euro (18 ans et 215 jours). Lors des quarts de finale, il a également été le deuxième joueur de 18 ans ou moins à enchaîner cinq titularisations dans une compétition internationale majeure.

Mais si ces données traduisent bien la précocité du phénomène, elles ne disent pas tout de son importance dans le jeu de l'Espagne. Véritable poumon du milieu de terrain ibérique, il est l'homme qui a couvert le plus de terrain depuis le début de l'Euro et de très loin (61,5 km). Touchant beaucoup de ballons, il reste très propre dans ses transmissions (91,2% de passes réussites) mais allume aussi régulièrement la première étincelle en attaque (1,8 passe clé par rencontre). S'il doit sans doute encore s'épaissir physiquement pour mieux tenir les duels, Pedri est déjà indispensable à la sélection ibérique. Une performance ahurissante au vu de la qualité du réservoir dans l'entrejeu. 

Simon Kjaer (Danemark), 112 sélections

Capitaine courage ! Particulièrement affecté par le grave malaise cardiaque de Christian Eriksen, dont il est très proche, Simon Kjaer a mis du temps à véritablement lancé son tournoi. À l'image de son équipe, il a connu une réelle montée en puissance à partir du troisième match contre la Russie. Très convaincant dans les duels, il n'a laissé que des miettes aux coéquipiers d'Artem Dzyuba (1-4). Il s'est ensuite montré impérial contre le Pays de Galles (0-4) et surtout contre la République Tchèque (1-2). 

Face à des Tchèques séduisants et joueurs, le roc du Milan AC a inlassablement repoussé les offensives, remportant tous ses duels aériens (3/3). Il a également intercepté 3 ballons et effectué 8 dégagements. Une vraie prestation de patron dans le sillage d'une saison qui, à 32 ans, figure parmi les plus abouties de sa carrière. Cela tombe bien, le Danemark aura besoin d'un Kjaer à son meilleur niveau pour espérer passer l'obstacle anglais. 

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Raheem Sterling, 65 sélections

Le dynamiteur de la Perfide-Albion. Depuis le début de l'Euro, Raheem Sterling est incontestablement le meilleur joueur d'une sélection anglaise qui rêve d'une première victoire continentale. Sortant d'une maison en demi-teinte du côté de Manchester City (14 buts, 12 passes décisives toutes compétitions confondues tout de même) et contesté par une partie de la presse anglaise avant le début de la compétition, l'ailier a répondu avec brio. Intenable sur ses appuis et insaisissable, il met au supplice les défenses adverses (15 dribbles réussis dans ce tournoi, 6 fautes obtenues). 

Surtout, il se montre décisif. Avec 3 buts marqués, il est parmi les meilleurs réalisateurs de l'Euro. Il n'hésite pas non plus à nourrir en bons ballons ses partenaires, à l'image de sa magnifique passe décisive pour Harry Kane contre l'Ukraine samedi. Contre le Danemark, il constituera (encore) l'une des armes les plus dangereuses des sujets de Sa Majesté. 

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