Euro : l'Italie retrouvée, la déception française... 5 choses dont on se souviendra de cette édition si particulière

Euro : l'Italie retrouvée, la déception française... 5 choses dont on se souviendra de cette édition si particulière

EURO 2020 - L'Euro se termine ce dimanche avec la finale Italie-Angleterre. Après un mois de compétition, retour sur les cinq éléments marquants de cette édition unique du championnat d'Europe.

Un Euro 2020 disputé en 2021 s'annonçait forcément unique, et il l'a été. D'un point de vue sportif, l'Euro a tenu toutes ses promesses. Avec 140 buts et 2,80 réalisations par match, cette édition a battu tous les records. Côté français, on aurait évidemment aimé une autre issue, mais les belles histoires anglaises, danoises et italiennes ont charmé les spectateurs.

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Le contexte sanitaire a également participé à rendre cette compétition extraordinaire, et pas forcément dans le bon sens du terme. Si l'Euro a évité la catastrophe d'un forfait ou d'un cluster au sein d'un groupe, le Covid n'a jamais été sur la touche. De la désillusion des Bleus à ces problèmes d'organisation, retour sur les cinq particularités de cet Euro.

1 - La déception française

La France, championne du monde en titre, était favorite de la compétition aux yeux des bookmakers. Les Tricolores avaient commencé en fanfare. Entre le retour de Karim Benzema et la victoire convaincante en Allemagne lors de leur premier match (1-0), les Bleus de Didier Deschamps paraissaient intouchables. 

Et puis, le match en Hongrie a mis un premier grain de sable dans la mécanique (1-1). Contre le Portugal, le sentiment que quelque chose coinçait s'est confirmé (2-2). Malgré tout, la France finissait première du "groupe de la mort" et faisait figure d'épouvantail parmi les qualifiés. Elle a pourtant trébuché dès la première marche, face à la Suisse.

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Les Helvètes n'avaient jamais remporté un match à élimination directe à l'Euro. Ils n'avaient pas de bons souvenirs face aux Bleus. Ils étaient menés 3-1 à dix minutes de la fin du temps réglementaire, avec un but extraordinaire de Paul Pogba au passage. Aux tirs au but, ils ont pourtant triomphé, et renvoyé la France à ses chères études (3-3, 5-4 a.p). Kylian Mbappé a quitté l'Euro sans marquer un seul but. 

En France, la désillusion est immense. En Europe, le soulagement est général.

2 - Le retour de l'Italie au premier niveau

Le niveau de jeu de l'équipe d'Italie dans cet Euro a fait partie des bonnes surprises de la compétition. La Squadra Azzurra est pourtant débarquée à l'Euro avec une série de 27 victoires sans défaite, mais cela ne suffisait pas à en faire un solide favori. Entre son absence au Mondial 2018 et la période de pandémie, la qualité de cette équipe restait une inconnue. 

Le match d'ouverture écrasant face à la Turquie (3-0) a donné le ton d'un tournoi magistral. À l'exception d'une performance en demi-teinte contre l'Autriche en huitièmes de finale (2-1 a.p.) et d'une demi-finale difficile face à l'Espagne (1-1, 4-2 tàb), les Italiens ont séduit grâce à leur activité incessante, leur créativité offensive et leur état d'esprit irréprochable. 

Avec douze buts marqués et trois encaissés, la nouvelle génération italienne a enchanté le public européen. Le titre de champion d'Europe, le 2e de son histoire après celui de 1968, est venu parachever tout le bien qu'on pensait déjà d'elle. Roberto Mancini a replacé la Squadra azzura au centre du jeu, de bon augure en vue du Mondial 2022.

3 - La belle histoire du Danemark

C'est l'image de l'Euro. Lors de la première mi-temps de Danemark-Finlande, devant son public de Copenhague, le capitaine danois Christian Eriksen s'est effondré, victime d'un malaise cardiaque. Réanimé sur la pelouse, le joueur de l'Inter a échappé au pire, au prix d'une frayeur collective intense. Il s'est finalement vite remis et il a pu rendre visite à ses coéquipiers quelques jours plus tard. Les photos de communion à sa sortie du terrain, entouré de ses coéquipiers, n'en sont que plus belles.

Avec cet accident, le Danemark avait semble-t-il vécu son quota d'émotion pour la compétition. Sauf que les hommes de Kasper Hjulmand en voulaient plus et qu'ils ont failli bouleverser les pronostics. S'ils ont dans la foulée concédé la défaite face à la Finlande (1-0) puis quelques jours plus tard face à la Belgique (2-1), ils ont balayé la Russie (4-1) pour accéder aux huitièmes.

 Portés par leur belle histoire, les Danois se sont ensuite hissés en demi-finale en dominant le Pays de Galles en huitième (4-0) et la République Tchèque (2-1) en quart. Face aux Anglais, ils se sont inclinés de justesse en prolongation (2-1, a.p). Pas de quoi gâcher un Euro qu'ils ont remporté à leur manière.

4 - La grande aventure anglaise

Combien de fois a été écrite, lue ou entendue l'expression "Football is coming home" depuis le 11 juin ? Dans un Euro censé être international, les Anglais ont disputé sept de leurs huit matchs dans leur antre de Wembley, ramenant effectivement le football dans son berceau. En atteignant la finale, ils ont rallumé le rêve d'un grand titre après lequel ils courent depuis 1966. C'était à Wembley, déjà.

Le plus marquant dans la performance anglaise, c'est qu'elle a déjoué les pronostics... en les respectant. Habitués aux drames, aux éliminations rocambolesques et aux bourdes,les Three Lions ont enfin assumé leur statut de favori d'une compétition internationale. Sobres, solides, efficaces, et particulièrement performants en défense (un seul but encaissé dans la compétition), les joueurs anglais ont été à l'image de leur sélectionneur Gareth Southgate. Longtemps critiqué, celui-ci est maintenant un héros Outre-Manche.

Cette épopée a dépassé le cadre du sport. Dans un pays divisé depuis le Brexit, elle a apporté un moment attendu d'unité nationale, ou plutôt régionale. Mais l'Angleterre a échoué dimanche à remporter son premier titre depuis 55 ans et son sacre lors du Mondial-1966. La malédiction continue... 

5 - Les polémiques liées au COVID et à l'organisation

Ces images de fête n'ont pas plu à tout le monde. Avec la pandémie de COVID, l'organisation de l'Euro dans onze villes et onze pays a fait grincer les dents. Entre les matchs organisés à Saint-Pétersbourg en plein pic épidémique et l'élargissement de la jauge des supporters de Wembley pour les demi-finales et la finale, le tournoi a voulu s'affranchir du virus, mais n'a pas réussi. 

Cela a commencé avec le test positif du capitaine espagnol Sergio Busquets en préparation, cela s'est propagé avec plusieurs cas au cours de la compétition dans diverses sélections... l'Euro s'est terminé sans forfait, mais pas sans frayeur. Les semaines ont fait apparaître les contradictions de l'organisation sur le sujet. Les règles dépendaient plus du pays où séjournait l'équipe que de l'UEFA. On a donc vu l'équipe d'Écosse s'entraîner en Angleterre pour effectuer ses matchs à Glasgow. Ce dimanche, les images des rues de Londres associées aux chiffres des derniers jours dans la capitale anglaise ne sont pas rassurantes d'un point de vue épidémiologique.

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Cet échec renvoie aussi à celui du format choisi. La présence en finale de deux équipes ayant effectué leurs matchs de poules à domicile n'échappe à personne. Pas même à Aleksander Céférin, le président de l'UEFA : "Je n'encouragerai plus ce format. Il est trop difficile à réaliser" a-t-il déclaré avant la finale. "Ce n'est pas correct que certaines équipes doivent voyager plus de 10 000 kilomètres pendant que les autres doivent seulement voyager 1000 kilomètres. (...) "Ce n'est pas bien non plus pour les fans qui doivent être à Rome un jour, et à Bakou le prochain. Cela représente un voyage de quatre heures et demi" a-t-il poursuivi. 

Rendez-vous en Allemagne, et rien qu'en Allemagne, pour l'Euro 2024.

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