Euro : la Puskas Arena, un stade flambant neuf pour des Magyars en pleine renaissance

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DÉCOUVERTE - L'ultramoderne écrin de Budapest pourra accueillir 68.000 spectateurs lors des matchs de l'Euro cet été (11 juin-11 juillet). Une anomalie dans un contexte où tous les autres sites de la compétition afficheront des jauges d'affluence réduites.

Bijou de modernité inauguré en 2019, la Puskas Arena se veut le symbole de la renaissance du football hongrois. Du nom de la légende locale, chef de file des "Magiques Magyars" des années 1950 célébré chaque année avec le prix du plus beau but, ce magnifique écrin s'apprête à vivre ses premières émotions. Resté presque vide depuis plus d'un an en raison de la pandémie de Covid-19, il va accueillir cet été quatre matchs de l'Euro, le tout devant 68.000 spectateurs. 

Dans une ambiance qui s'annonce fervente et passionnée, la Hongrie aura fort à faire face à la France et au Portugal, respectivement champions du monde et d'Europe en titre. "Les Hongrois ont vraiment hâte d'accueillir" pour la toute première fois "un tel tournoi dans cette infrastructure moderne", explique à l'AFP Gyorgy Szollosi, rédacteur en chef du quotidien sportif Nemzeti Sport

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Brûlant de voir les Magyars renaître de leurs cendres et renouer avec leur gloire passée, le président hongrois Viktor Orban a lancé dès 2010 un ambitieux programme national de construction et rénovation de stades. L'ensemble des stades des clubs locaux de première et deuxième divisions ont ainsi été reconstruits. Une fièvre bâtisseuse dont la Puskas Arena, édifiée sur les décombres du "Nepstadion" (Stade du peuple) de l'ère communiste, est le fruit. 

La fin d'une longue traversée du désert

Dominant sans partage le Vieux continent au début des années 1950 - avec en point d'orgue un succès 6-3 lors du "match du siècle" contre l'Angleterre à Wembley un soir de novembre 1953 - le football hongrois a connu une véritable descente aux enfers après sa défaite surprise en finale de la Coupe du monde 1954. Après l'insurrection de 1956 écrasée par l'Armée rouge, Puskas et d'autres stars locales quittent le pays. La vie footballistique perd en vitalité et se délite progressivement. En pleine traversée du désert, les Magyars n'ont disputé aucune compétition internationale entre 1986 et 2016. Portés par une nouvelle génération talentueuse qui est parvenue à décrocher une deuxième qualification européenne consécutive, ils espèrent désormais renouer avec le succès de leurs aînés. Une renaissance, à l'image de leur stade flambant neuf. 

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