Euro : Valentin Porte, le supplément jeunesse

Euro : Valentin Porte, le supplément jeunesse

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HANDBALL - L'équipe de France entame lundi, au Danemark, face à la Russie (20h15), un Euro qu'elle aborde en tant qu'outsider, sans plusieurs cadres et avec six joueurs qui disputeront leur première compétition. Claude Onesta compte sur eux pour prendre leur chance, à l'image de Valentin Porte, arrivé sur la pointe des pieds et qui débutera la compétition comme titulaire.

Il a beau avoir le survêtement de l'équipe de France sur les épaules et 17 sélections à son compteur, Valentin Porte ne se considère pas comme un international. ''Non, je ne revendique rien, j'essaie de répondre présent quand on fait appel à moi et je profite'', lâche, le joueur de 23 ans. Celui qui a découvert la sélection il y a un an à peine est pourtant la révélation de ce collectif nouveau, au sein duquel le Toulousain occupera le poste d'arrière droit titulaire. Une position où il n'avait jamais évolué il y a encore un an.

''A cause des blessures, j'ai commencé à l'utiliser en arrière l'an dernier'', raconte Joël Da Silva, son entraîneur en Haute-Garonne, séduit par ''sa capacité à percuter et son audace''. Malgré son beau gabarit (1,90 m, 90 kg), Valentin Porte ''a le style d'un Africain, qui combat très près des défenses alors que les Européens ont tendance à jouer reculés'', détaille Claude Onesta, qui abonde : ''C'est un vrai poison.''

''Si je regarde qui j'ai contre moi, je me crispe. Alors je ne me pose pas de questions''

Un poison qui a dû se défaire de l'étiquette de ''chouchou du sélectionneur'', Toulousain comme lui, à son arrivée chez les Experts. Il lui a pour cela suffi d'une compétition, le Mondial 2013 en Espagne, ''pour que tout le monde retienne ses capacités plutôt que son club'', se félicite le coach double champion olympique. Un bon ailier, d'abord, en train de devenir un arrière régulier, à Toulouse comme en sélection. ''Je prends plus de plaisir à ce poste car je suis plus exposé et je peux peser davantage'', estime Porte. Tir de loin, passe au pivot ou à l'ailier, défense : le numéro 28 ''sait tout faire, pour Da Silva, et il doit justement apprendre à épurer son jeu, analyser davantage, pour mieux rentabiliser les ballons''.

''Elément clé'' des Bleus, dixit Onesta, le blond à la barbe de deux jours avance sans calculer. ''Si je commence à regarder qui j'ai contre moi, des joueurs qui évoluent tous les week-ends en Ligue des champions, je vais me crisper. Alors je ne me pose pas de questions et je fonce'', explique-t-il. A son retour du Danemark, il s'accordera une petite partie de golf, son deuxième sport, où il s'éclate, ''seul avec des amis, les lendemains de match, à 8 h 30 sur le green, au calme pendant que le soleil se lève''. Et pourquoi pas avec une médaille autour du cou. 

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