Évincées des circuits de F1, les "grid girls" en veulent aux féministes

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RANCŒUR - La fin des mannequins sur le bitume des circuits de F1 serait-elle à imputer aux féministes ? Certaines des principales intéressées s'en plaignent en tout cas, regrettant que "des femmes, qui disent se battre pour les droits des femmes, décident de ce que des femmes doivent ou ne doivent pas faire".

Elle n'ont plus de boulot et elles accusent les féministes de le leur avoir fait perdre. Les "grid girls", ces jolies jeunes femmes chargées d'indiquer aux pilotes où se trouvent leur voiture sur la grille de départ des Grands Prix, ont appris mercredi que le nouveau propriétaire de la F1 avait décidé de les licencier.


A ses yeux, cette tradition "est clairement en contradiction avec les normes sociétales actuelles" et n'est "pas en accord avec les fans" de Formule 1. Un avis que certaines de ces hôtesses sont loin de partager. Plusieurs d'entre elles ont réagi sur les réseaux sociaux, accusant les mouvements féministes d'être derrière cette décision.

Ainsi, Rebecca Cooper a publié le message suivant sur Twitter : "C'est ridicule que des femmes, qui disent se battre pour les droits des femmes, décident de ce que d'autres femmes doivent ou ne doivent pas faire et les privent d'un travail qu'elles adorent et dont elles sont fières".

De même, Lauren Jade a écrit qu'"à cause de ces féministes, nous avons perdu notre travail. J'ai été 'grid girl' pendant huit ans et je n'ai jamais eu l'impression d'être dans une situation inconfortable ! J'adore mon travail et, si ce n'était pas le cas, je ne le ferais pas. Personne ne nous force à le faire ! C'est notre choix".

La fin des "grid girls" s'inscrit dans le sillage du mouvement #MeeToo de libération de la parole des femmes face aux violences sexistes. Ce choix a été salué par l'association britannique de promotion du sport féminin Women's Sport Trust, qui espère voir la boxe, le cyclisme ou encore les arts martiaux mixtes suivre cet exemple.


Mais rien n'y fait, la pilule a du mal à passer pour les principales intéressées. Charlotte Gash, une 'grid girl' interrogée par la BBC, se dit ainsi "dégoûtée que la F1 ait cédé à une minorité pour être politiquement correcte. Je suis chanceuse car ça n'est pas ma source principale de revenus mais elle l'est pour certaines".  

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