JO de Tokyo : Krystsina Tsimanouskaya, la sprinteuse devenue symbole de la contestation biélorusse

JO de Tokyo : Krystsina Tsimanouskaya, la sprinteuse devenue symbole de la contestation biélorusse

PORTRAIT - Après ses critiques à l'encontre des autorités sportives de son pays, la Biélorusse Krystsina Tsimanouskaya, qui devait encore courir le 200 m féminin aux JO de Tokyo, va trouver refuge en Pologne. En 24 heures, elle est devenue le symbole de la contestation.

Elle était inconnue à son arrivée à Tokyo, elle en repart sous le feu des projecteurs. Pas pour une médaille, encore moins pour un titre olympique, mais en raison d'un incident devenu polémique internationale. La sprinteuse biélorusse, Krystsina Tsimanouskaya, devait s'aligner en séries du 200 m féminin, ce lundi à Tokyo. Mais après avoir critiqué publiquement sa fédération d'athlétisme et avoir été accompagnée à l'aéroport par des responsables du comité olympique pour cela, elle a été contrainte de renoncer.

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Depuis, elle est au cœur des interrogations de certains dirigeants européens. Plusieurs pays, dont la Slovénie et la République tchèque, ont même proposé de l'accueillir pour qu'elle et son époux soient en sécurité. C'est finalement du côté de la Pologne, qui lui promet un visa humanitaire, que la sprinteuse de 24 ans va trouver refuge, après avoir confié avoir "peur" de se retrouver dans une prison biélorusse, comme nombre d'opposants au régime du président Alexandre Loukachenko.

Opposée à Loukachenko en 2020, critiquée depuis dimanche

Ce n'est pas la première fois que Krystsina Tsimanouskaya manifeste publiquement son mécontentement vis-à-vis des autorités. Durant la vague de contestation de 2020 contre le chef de l'État, la championne de Biélorussie du 100 et du 200 mètres en 2016 a signé, avec quelque 200 sportifs, une lettre ouverte dénonçant les violences des forces de l'ordre à l'encontre des manifestants anti-pouvoir.

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Depuis, de nombreuses voix se sont élevées pour soutenir Krystsina Tsimanouskaya. Mais dans les médias d'État russes ou biélorusses, les critiques ont été dures. "Comment, sur le territoire d'un pays tiers, quelqu'un peut-il être emmené de force ? On lui a simplement proposé de rentrer en Biélorussie, car elle ne remplit pas les demandes de l'équipe nationale. C'est le droit du coach", a indiqué le commentateur politique Alexandre Chpakovski dans le journal officiel Sovetskaya Belorussya, suggérant qu'elle aurait "profité" de la situation pour demander l'asile.

En plein cœur des tensions, l'époux de Krystsina Tsimanouskaya a fui, ces dernières heures, la Biélorussie, et se situe en Ukraine. "Je prévois de retrouver ma femme", a-t-il indiqué lundi à l'AFP, sans savoir où la sprinteuse se trouve actuellement. "Nous avons été en contact hier et aujourd'hui (dans la matinée) mais actuellement, elle n'est pas joignable", expliquait-il lundi matin. Mais selon le directeur exécutif de la Fondation biélorusse pour la solidarité sportive, Krystsina Tsimanouskaya a d'ores et déjà "rempli des documents pour obtenir l'asile politique en Pologne".

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