Avant Finlande-France : ces Bleus qui ont marqué des points en vue du Mondial

Avant Finlande-France : ces Bleus qui ont marqué des points en vue du Mondial

NOUVELLE VAGUE - Assurée de participer à la Coupe du monde, qui aura lieu du 21 novembre au 18 décembre au Qatar, la France va en finir avec les éliminatoires, mardi 16 novembre, en Finlande. Depuis la débâcle à l'Euro, des joueurs se sont révélés quand d'autres ont pris du galon dans l'esprit de Didier Deschamps.

Les Bleus seront de la partie au Qatar, c'est une certitude. Intraitable face au Kazakhstan (8-0), samedi 13 novembre, l'équipe de France a d'ores et déjà empoché son ticket pour la prochaine Coupe du monde. Une bien belle manière de finir en beauté l'année  2021. Touchés dans leur orgueil après leur élimination à l'Euro, sortis par la Suisse (3-3, 5 t.a.b à 4) dès les huitièmes de finale, les champions du monde se sont vite relevés, en s'offrant la Ligue des nations durant la trêve d'octobre. Une parenthèse enchantée qu'ils ont prolongée en se qualifiant directement pour le Mondial 2022, avant la dernière journée des éliminatoires, en Finlande, mardi 16 novembre (à 20h45, en direct sur TF1 et en live commenté sur LCI.fr). 

Depuis la rentrée de septembre, les protégés de Didier Deschamps ont étrenné le maillot frappé du coq à six reprises, pour un bilan favorable de deux nuls - contre la Bosnie (1-1) et en Ukraine (1-1) - et quatre victoires - face à la Finlande (2-0), la Belgique (3-2), l'Espagne (2-1) et, donc, le Kazakhstan (8-0). Certains joueurs, pour la plupart des nouveaux appelés, en ont profité pour se montrer et, à différents niveaux, faire leurs preuves. À un an de l'annonce de la liste pour le Qatar, qui interviendra sans doute dans les premiers jours du mois de novembre, ils apparaissent bien placés dans les petits papiers de "DD".

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Théo Hernandez, l'évidence à gauche

C'est le cas de Théo Hernandez. Appelé pour la première fois, à l'occasion de la trêve de septembre, le frère de Lucas est en train de faire son trou dans le onze de départ tricolore. Deux rassemblements lui ont suffi pour lever les doutes et reléguer la concurrence au poste de piston gauche. Ni Lucas Digne, qui connaît une période difficile avec Everton, ni Ferland Mendy, gêné par des blessures récurrentes, ne semble, pour l'heure, en mesure de lui contester sa place. Titulaire indiscutable au Milan AC depuis deux saisons, le cadet de la fratrie Hernandez a fait la démonstration en Bleu de toutes ses qualités. 

Alerte défensivement, même s'il est parfois limite, il s'épanouit offensivement dans le 3-4-1-2 de Didier Deschamps. Son apport offensif est indéniable. En quatre apparitions, le gaucher de 24 ans a déjà marqué un but - celui de la victoire face à la Belgique (3-2) en demi-finale de la Ligue des nations - et délivré trois passes décisives, dont deux contre le Kazakhstan. "Il aurait pu peut-être venir en équipe de France plus tôt. (...) Il a cette frappe, il est décontracté et à l'aise", a salué le sélectionneur, après sa nouvelle prestation aboutie. "Il doit être à sa quatrième sélection, avec ce qu'il a fait contre la Finlande et le mois dernier, c'est solide et très intéressant". Nul doute que Théo Hernandez est la révélation de l'automne chez les Bleus.

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Aurélien Tchouaméni, le futur au présent

Il symbolise, lui aussi, la nouvelle vague bleue. Au moment de le convoquer pour la première fois, avec Théo Hernandez, Moussa Diaby et Jordan Veretout, Didier Deschamps avait averti les nouveaux arrivants. "Ce n'est pas tout de mettre les pieds dans le groupe, il faut aussi tout faire pour y revenir", avait lancé le patron de l'équipe de France. Le message a été reçu cinq sur cinq par Aurélien Tchouaméni, l'un des rares Français convaincants en Ukraine (1-1), début septembre. Au point d'être pris en exemple par "DD" pour sa prise d'initiative : "Si je l'ai pris, c'est parce que je pense qu’il a tout le potentiel pour être là. (...) C'est encore un jeune joueur, mais il a la personnalité, le volume, l'agressivité, donc tant mieux ! Il y a pas mal de nouveaux joueurs. À partir du moment où ils sont là, ils ont un rôle à jouer. Qu'ils le fassent tous, comme Aurélien a pu le faire aujourd’hui."

La suite a confirmé ce que cette première sortie en Bleu avait laissé entrevoir. Profitant des blessures de l'inamovible paire Kanté-Pogba et de la méforme d'Adrien Rabiot, il s'est affirmé comme une vraie option dans l'entrejeu. En six matchs, Le néophyte monégasque a fait preuve d'une maturité étonnante. Face à l'Espagne (2-1), en finale de la Ligue des nations, l'absence de "NG" est presque passée inaperçue. À seulement 21 ans, le petit protégé de "Piochy", qui l'a pris sous son aile dès son arrivée à Clairefontaine et avec qui il cultive une ressemblance troublante, a toute la panoplie d'un futur crack. 

Jules Koundé, l'heure du rachat

Lui avait des choses à se faire pardonner. Utilisé à droite pendant l'Euro, le poussant à jouer contre nature, Jules Koundé a retrouvé des couleurs, l'automne arrivant. Tout n'avait pourtant pas bien commencé. Début septembre, pour la rentrée des Bleus contre la Bosnie (1-1), Didier Deschamps l'avait reconduit au poste. Il avait exclu suite à un tacle de boucher sur Kolašinac. L'ultime démonstration que sa place n'était pas à droite, mais bien dans l'axe de la défense. Repositionné par le sélectionneur, le défenseur polyvalent du FC Séville s'est depuis bien rattrapé avec des prestations solides face à la Belgique (3-2) et l'Espagne (2-1). Deux matchs lors desquels il a évolué axial droit au sein d'une défense à trois. 

En l'absence de Raphaël Varane et Presnel Kimpembe, l'ancien Bordelais de 23 ans a confirmé l'embellie de la Ligue des nations contre le Kazakhstan. Il a affiché une certaine aisance, prenant de l'épaisseur dans le jeu tricolore. Il a notamment servi de rampe de lancement à Kingsley Coman, qui a fait parler ses jambes en feu côté droit. "Je me suis très bien senti très bien", a-t-il réagi après le match. "Kingsley sait faire des différences. Il a été très juste dans ses dribbles, dans le dernier geste. C'est facile de jouer avec lui. C'était un plaisir." Une complicité naissante qui pourrait donner des idées pour le futur.

Kingsley Coman, la révolution à droite

Il est, pour l'instant, la surprise du rassemblement de novembre. Avec le passage en 3-4-1-2, amorcé durant l'automne, Didier Deschamps a dû revoir l'animation des Bleus. Fini le tout dans l'axe, place à un jeu décentralisé. Si à gauche, Théo Hernandez est vite devenu une évidence, à droite les interrogations subsistaient. En cause : les balbutiements à répétition de Benjamin Pavard, qui ont exaspéré Paul Pogba en finale de la Ligue des nations. Pour redynamiser son aile droite, "DD" a donc choisi de titulariser Kingsley Coman dans un rôle de piston face au Kazakhstan. En une mi-temps, le Bavarois, passé sur la table d'opérations pour une intervention bénigne au cœur mi-septembre, a validé le choix du sélectionneur tricolore. 

Double passeur décisif pour Kylian Mbappé, l'ancien Parisien a martyrisé la défense kazakhe (73 ballons joués dans le camp adverse, 6 dribbles et 4 centres réussis). "C'est nouveau pour moi, mais j'avais à cœur de montrer que ce positionnement peut être une option", a-t-il expliqué à RTL. "Est-ce que c'est possible de le revoir ici ? Oui, c'est possible", a laissé entendre, de son côté, le patron des Bleus. "Face à d'autres adversaires, ça demande des aménagements. Mais si on a le ballon, ça ne pose pas de problèmes, puisqu'il sera toujours en phase offensive. Même si aujourd'hui il a fait des efforts lorsqu'il a fallu le faire sur le plan défensif." De bon augure donc en vue du Qatar, à condition qu'il soit (enfin) épargné par les pépins physiques.

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