Bilbao et Dublin perdent l'Euro, Séville, Saint-Pétersbourg et Londres à la rescousse

Le stade de La Cartuja à Séville accueillera les matchs prévus initialement à Bilbao.

BRICOLAGE - Ne pouvant garantir l'accueil du public, les villes de Bilbao et Séville n'accueilleront pas l'Euro 2020. L'UEFA a annoncé vendredi que Séville, Saint-Pétersbourg et Londres récupéreront leurs matchs.

L'UEFA a mis sa menace à exécution. Faute de pouvoir remplir leur stade à 25%, comme le souhaitait l'instance européenne, Bilbao et Dublin ont perdu leur statut de villes-hôtes de l'Euro 2020, qui se déroulera du 11 juin au 11 juillet. Le vice-président de l'UEFA Zbigniew Boniek l'a officialisé sur Twitter, vendredi 23 avril, au terme d'un nouveau comité exécutif. Les rencontres prévues dans les deux villes ont été réattribuées : Séville, non prévue dans l'organisation initiale, accueillera les matchs programmés au Pays basque, Saint-Pétersbourg et Londres se partageront ceux annoncés dans la capitale irlandaise. 

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Dans le détail, Séville reprendra les trois rencontres du groupe E et un huitième de finale, Bilbao ayant été exclue, mercredi 21 avril, de manière unilatérale, pour avoir fixé des conditions sanitaires trop drastiques. Saint-Pétersbourg, qui figurait déjà parmi les villes organisatrices, récupérera donc trois nouveaux matchs de la poule E. La ville russe doit déjà accueillir trois rencontres du groupe B et un quart. "Aujourd'hui, nous partons sur 50% (de spectateurs, ndlr). C'est la limite confirmée par l'UEFA. S'il y a possibilité de changer, ça sera une augmentation", a souligné dans le journal Sport-Express le président du comité d'organisation russe Alexeï Sorokine. Londres héritera du huitième programmé à Dublin, qui s'ajoute aux sept rencontres déjà annoncées à Wembley, où 45.000 spectateurs sont espérés pour les demi-finales et la finale. 

Munich maintenue comme ville-hôte

Déjà repoussé d'un an en raison de la pandémie, le tournoi se déroulera finalement dans onze villes à travers onze pays. Imaginé par Michel Platini, ce format paneuropéen inédit devait initialement se tenir dans treize villes de treize pays, puis douze après l'éviction de Bruxelles fin 2017 face aux obstacles à la construction de son grand stade, et enfin onze avec la mise à l'écart de Dublin.

Munich, aussi en sursis, a pour sa part levé les derniers doutes, rejoignant Bakou, Rome, Bucarest, Glasgow, Copenhague, Budapest et Amsterdam, qui ont promis des jauges comprises entre 25% et 100%. La ville allemande, accueillera "14.500 spectateurs au minimum", notamment pour le choc Allemagne-France le 15 juin à l'Allianz Arena. Peu de temps après cette annonce, la Fédération allemande a toutefois jeté un froid. "Nous nous réjouissons" d'accueillir des matchs en Bavière, a déclaré le président de la DFB Fritz Keller, "peut-être même devant du public, si le développement de la pandémie le permet." 

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Le président de l'UEFA Aleksander Ceferin s'est réjoui de pouvoir "garantir un environnement sûr et festif", avec des spectateurs "à tous les matchs", soit une exigence posée dès mars malgré la crise sanitaire liée au Covid-19. "Il y a un peu de travail devant nous, on recommence - camp, voyages, toute la logistique", a de son côté écrit sur Twitter Zbigniew Boniek, vice-président de l'instance, avant même la décision officielle. À 49 jours du coup d'envoi de l'Euro, c'est peu de dire qu'il reste encore du travail à abattre. 

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