Envahissement de terrain : Lille jouera à huis clos à domicile jusqu'au 5 avril au minimum

SPORT
DirectLCI
PRÉCAUTION - Pour éviter d'échauder davantage les esprits après les violences de samedi dernier, la Ligue de football professionnel a annoncé ce jeudi soir que le Losc jouerait à huis clos à domicile d'ici à ce que d'éventuelles sanctions soient annoncées par la Commission de discipline, le 5 avril.

Il n'y aura pas de supporter dans les gradins lillois pour au moins un match. Dans l'attente d'éventuelles sanctions de la Commission de discipline du 5 avril, Lille jouera à huis clos à domicile. C'est ce qu'a annoncé ce jeudi soir la Ligue de football professionnel, qui a ouvert une instruction après les violences des supporters et l'envahissement du terrain de samedi dernier. Le Losc accueillera donc Amiens sans spectateurs le 1er avril, lors de la 31e journée de Ligue 1.

Le club dénonce "l'extrême sévérité" de la sanction

Dans un communiqué, le directeur général du Losc Marc Ingla a protesté contre "l'extrême sévérité" de la sanction. Selon lui, celle-ci "sonne comme une double peine, qui prive le club et ses supporters - comme s'ils étaient les coupables - d'un rassemblement important, à l'occasion d'un match sportivement déterminant. [...] Le Losc, et plus généralement le football français, ne peuvent que regretter qu'on en arrive à prendre de telles décisions qui vont à l'encontre de l'essence même du football qui est un événement populaire, de partage et de fête".

Neuf supporters en garde à vue

Le 10 mars dernier, des supporters lillois avaient envahi la pelouse du stade Pierre-Mauroy de Villeneuve-d'Ascq à l'issue de la rencontre qui opposait Lille à Montpellier. Ils voulaient s'en prendre physiquement à des joueurs nordistes après un nouveau  nul concédé face aux Héraultais et une alarmante 19e place au classement, avec la Ligue 2 en ligne de mire.


Neuf de ces supporters ont été placés en garde à vue à Lille ce jeudi matin dans le cadre de l'enquête, a appris l'AFP auprès du parquet. Selon une source proche du dossier, les interpellations ont eu lieu à 6h du matin par les agents de la sûreté urbaine lilloise.

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter