"Cela ne devait pas arriver" : les confidences de Didier Deschamps après l'échec des Bleus à l'Euro

Didier Deschamps après la défaite des Bleus contre la Suisse.

DEBRIEFING - Le sélectionneur des Bleus, éliminés en huitièmes de finale de l'Euro en juin dernier, est revenu, dans les colonnes de "L'Équipe", sur l'échec prématuré des siens à la compétition de football.

Il reste moins d'un an à Didier Deschamps, Antoine Griezmann ou Kylian Mbappé pour se remettre en selle et défendre leur titre de champions du monde au Qatar. En attendant, le sélectionneur des Bleus assure avoir "digéré" l'échec du dernier euro.

"Cela ne devait pas arriver", juge toutefois l'ancien footballeur dans les colonnes de L'Équipe, ce vendredi 20 août, après que ses joueurs sont sortis prématurément de l'Euro 2020, le 28 juin dernier, face à la Suisse, lors d'une cruelle séance de tirs au but.

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Les Bleus éliminés de l'Euro

"Le plus dur à digérer - et je l'ai digéré aujourd'hui - c'est de savoir ce qu'on est capables de faire et de constater ce qu'on a fait", explique Didier Deschamps, notant "la force qui était la nôtre et la solidité qui a toujours été notre ADN" a contrario du scénario du match. "D'être à 3-1 à la 80e minute contre la Suisse et de voir ce qui s'est passé après. Cela ne devait pas nous arriver", estime-t-il.

Pour autant, pas question, pour le patron de l'équipe de France, de se défausser sur qui que ce soit : s'il y a un fautif, c'est bien lui, souligne-t-il auprès du quotidien sportif. "Je n'ai pas envie de chercher des excuses. Je sais que je suis le seul responsable. Ma fonction veut ça. Je l'assume."

"Je sais aussi que j'ai cette capacité à basculer"

Quelles erreurs, alors, a commis "DD" lors de ce fameux match contre la sélection helvète ? "Le choix tactique de départ ne fonctionne pas. Jouer à trois centraux n'est pas une erreur, c'est un choix. Je sais ce qui m'y a conduit", reconnait-il aujourd'hui, relevant également que la "solidité défensive" présentée par ses joueurs lors de la Coupe du monde 2018 n'était pas au rendez-vous il y a deux mois.

Conforté très rapidement après la fin de l'Euro dans ses fonctions par Noël Le Graët, le président de la Fédération française de football, Didier Deschamps reste persuadé de sa force. "Je sais aussi que j'ai cette capacité à basculer", dit-il à L'Équipe, soulignant que son action à la tête des Bleus s'inscrit dans un bilan global. "Quand cela va bien, tout n'est pas rose ; quand cela va mal, tout n'est pas noir non plus."

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Désormais, le sélectionneur de l'équipe de France semble donc tourné vers l'avenir. Le 26 août, il dévoilera ainsi sa liste de joueurs convoqués pour le rassemblement de septembre : les Bleus affrontent la Bosnie le 1er septembre à Strasbourg, avant de se déplacer en Ukraine trois jours plus tard et de recevoir la Finlande le 7, à Lyon, trois rencontres dans le cadre des qualifications au Mondial-2022

Les Bleus sont confortablement en tête de leur groupe de qualifications et pourraient même valider leur ticket pour la compétition internationale de football dès septembre en cas de sans faute couplé à des résultats favorables dans les autres matches. De quoi laisser espérer que le cauchemar de juin 2021 ne sera plus qu'un mauvais souvenir au Qatar.

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