Équipe de France : et si les Bleus quittaient le Stade de France ?

Le Stade de France, à Saint-Denis. Image d'illustration.

ULTIMATUM - Dans une interview au "Parisien", mercredi, le président de la FFF, Noël Le Graët, a remis en cause le contrat le liant au consortium du Stade de France, qui court jusqu'en 2024. Après cette date, si aucune solution n'est trouvée, les Bleus pourraient jouer autre part.

Depuis 1998, c'est la "maison" des Bleus. Ils y ont vécu toutes les émotions. Parfois les pires, à l'instar de la défaite amère en finale de l'Euro 2016 face au Portugal. Souvent les meilleures, à l'image de l'historique 3-0 infligé au Brésil en finale de la Coupe du monde 98, de la qualification, tout aussi spectaculaire qu'improbable, pour le Mondial 2014 contre l'Ukraine, ou encore des festivités grandioses en 2018 pour célébrer la deuxième étoile glanée en Russie. "On prend du plaisir à être ici", affirmait le sélectionneur, Didier Deschamps, en septembre 2019. Au Stade de France, "on est chez nous complètement".

Lire aussi

Pourtant, bien qu'elle y a écrit les plus belles heures de son histoire moderne, l'équipe de France pourrait tourner le dos à l'enceinte dionysienne. Dans une interview au Parisien, mercredi 10 novembre, le président de la Fédération française de football (FFF) Noël Le Graët a assuré qu'il ne reconduira pas la convention le liant au consortium du Stade de France. "Nous sommes en contrat jusqu’en 2024, mais c'est un contrat que je ne renouvellerai jamais de la vie", a-t-il prévenu. 

"On a assez payé"

Pas, en tout cas, avec les conditions actuelles, très favorables à la structure qui gère l'écrin de 80.000 places. Redéfinie en 2010, la convention qui lie la FFF au consortium prévoit l'organisation d'un minimum de quatre matchs par an pour un loyer annuel fixe estimé autour de 8 millions d'euros. Il est complété par un intéressement à la recette de billetterie sous la forme d'un pourcentage. Une version certes améliorée par rapport au contrat initial, qui avait instauré un loyer fixe par match auquel s'ajoutait une rémunération indexée sur la billetterie, mais dont ne se satisfait pas le patron de la FFF. 

La faute au coût supporté par la Fédération. En 2015, Noël Le Graët estimait qu'elle était "défavorisée". Six ans plus tard, ce sentiment s'est renforcé, alors que les finances de l'institution ont été impactées par la crise du Covid-19. Il ne compte plus se laisser faire. "Maintenant, on verra après 2024 et les JO si le stade connaît des modifications, ou si l'État s'en occupe davantage. (...) On a signé ce contrat parce qu'il fallait un stade pour la Coupe du monde 1998, mais cela suffit. On a assez payé", a-t-il tapé du poing sur la table. "Nous ne renouvellerons ce contrat qu'à des conditions économiques acceptables pour la FFF."

En vidéo

ARCHIVE - La communion entre le Stade de France et ses champions du monde

Cette menace publique de quitter Saint-Denis vise à pousser le consortium à revoir sa grille de lecture. En l'état, une rencontre des Bleus au Parc des Princes ou en province rapporte plus d'argent qu'un match au Stade de France. C'est d'autant plus vrai que, comme le faisait remarquer le patron de la FFF en 2015, "il est impossible de remplir" les 80.000 sièges de l'enceinte dionysienne, lorsque les coéquipiers d'Hugo Lloris jouent leur quota obligatoire de petites Fédérations. 

À l'inverse, peu importe l'adversaire en face, les stades de province font le plein à chaque fois, tant il est rare de voir les champions du monde se déplacer. Lors de la trêve internationale de septembre, La Meinau à Strasbourg face à la Bosnie-Herzégovine (1-1) et le Groupama Stadium à Décines contre la Finlande (2-0) ont affiché complet. Le 13 novembre, à l'occasion du match face au Kazakhstan, qui pourrait les envoyer au Mondial 2022, les Bleus retrouveront, pour la première fois depuis octobre 2013, le Parc des Princes, leur ancienne demeure (entre 1972 et 1997). Le temps d'un match... pour le moment.

Sur le même sujet

Les articles les plus lus

EN DIRECT - Variant Omicron : 13 cas détectés parmi les passagers qui ont atterri aux Pays-Bas

Covid-19 : que sait-on des symptômes du variant Omicron ?

"Dites à vos copains non vaccinés qu’ils commencent à nous saouler" : la charge de Patrick Bruel en plein concert

EN DIRECT - Crise des migrants : les ministres européens réunis ce dimanche sans leur homologue britannique

Covid-19 : les six millions de non vaccinés se laissent-ils convaincre ?

Lire et commenter
LE SAVIEZ-VOUS ?

Logo LCI défend l'ambition d'une information gratuite, vérifiée et accessible à tous grace aux revenus de la publicité .

Pour nous aider à maintenir ce service gratuit vous pouvez "modifier votre choix" et accepter tous les cookies.