"C'est fini l'euphorie de l'après-Coupe du monde 2018" : encore tenus en échec, les Bleus dans le dur

Hugo Lloris, le capitaine tricolore

RETOUR - Les hommes de Didier Deschamps n'y arrivent plus. Samedi en Ukraine, ils ont une nouvelle fois été tenus en échec. Incapable de s'imposer depuis plus de deux mois, les Bleus sont en plein doute alors qu'il leur faut impérativement se ressaisir en vue de la réception de la Finlande, mardi à Décines (à suivre à 20h45 sur TF1).

Les lauriers flétrissent et les Bleus n'arrivent pas à leur redonner un peu de fraîcheur. Samedi à Kiev, où la campagne de ces éliminatoires au Mondial les a conduits, ils ont enchainé un cinquième match nul, série en cours. Depuis le sacre mondial en 2018, l'euphorie retombe. Évidemment, il y a eu la déception de l'Euro, puis celle de ces qualifications par lesquelles le champion du monde en titre doit passer pour valider son billet. Qui eut cru que la réception de la Finlande mardi à Décines (à suivre sur TF1) se révèlerait décisive ?  

"Faire des matches nuls, c'est factuel, le compteur augmente moins vite en les accumulant. C'est forcément une période un peu plus compliquée, car on n'est pas habitué à cela, a reconnu Didier Deschamps après la rencontre. Sur ces deux matches, prendre deux points, ce n'est pas à la hauteur de notre ambition." Cette équipe de France se cherche, tâtonne, patine, c'est un fait.  Où sont passés les flamboyants de 2018, ceux qui attaquaient avec délice et défendaient avec hargne ? Pour l'heure, à l'infirmerie et aux abonnés absents

Un statut de champion du monde qui pèse lourd

"La Coupe du monde, ça fait trois ans, balaie le sélectionneur. Vous savez notre situation : Je n'ai jamais effectué autant de rappels de joueurs en un seul stage. J'ai confiance en ceux qui sont là, évidemment, mais il ne faut pas regarder dans le rétro". Le costume taillé par ceux de France 2018 est désormais floqué d'une cible dans le dos, obligeant les appelés du moment à évoluer avec une intensité de tous les instants : "Les adversaires ont un surplus de motivation et jouent regroupés, ce qui augmente la difficulté. On a un peu moins de réussite, on doit être capable de faire plus aussi. Par rapport au Mondial, ce ne sont pas les mêmes joueurs non plus, sur les onze titulaires, il y en a trois ce soir. Cela ne veut pas dire que les présents ne sont pas au même niveau, mais trois ans, dans le football, c'est long." 

C'est fini l'euphorie de l'après Coupe du monde 2018- Hugo Lloris

Le capitaine Hugo Lloris ne dit rien de moins : "C'est fini l'euphorie de l'après Coupe du monde 2018, où on sentait qu'à tout moment on pouvait faire basculer le résultat en notre faveur", constate le portier tricolore. "On était sur une vague de réussite et elle s'est un peu cassée. C'est à nous retrouver ces choses positives à travers les performances et les résultats. L'objectif mardi est de gagner, avec la manière, et surtout en évitant de prendre un but". Un constat à ne pas prendre à la légère puisque les Bleus se retrouvent désormais dans une situation comptable assez précaire. 

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Avec deux victoires et trois nuls, les Bleus conservent certes leur première place du groupe D et leur avance de quatre points sur les Ukrainiens. Mais les Finlandais - qui avaient battu la France 2 à 0 en amical en novembre 2020 - comptent deux matches de moins que les Bleus et n'accusent un retard que de quatre points. "La situation n'est peut-être pas meilleure qu'avant le match, mais elle n'est pas fondamentalement plus mauvaise non plus", a bien tenté de dédramatiser Deschamps, invitant ses joueurs à "ne pas renoncer".

Sur les terres de Karim Benzema, les Bleus n'auront pas le droit à l'erreur, sans quoi le sprint final des éliminatoires, en novembre, s'annoncera très tendu. Il faudra également se montrer plus efficace pour décrocher une première victoire depuis l'ouverture de l'Euro en Allemagne (1-0).

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