Un Euro symbolique à plus d'un titre

Antoine Griezmann, leader des Bleus, lors de la victoire face à la Bulgarie, dernier match amical avant le début de la compétition.

FOOTBALL - Que la fête commence. Après un report d'un an, le Championnat d'Europe des nations débute ce vendredi à Rome. Une édition hors normes que le Covid-19 n'a pas épargné et qui, sportivement, a de quoi nous laisser rêveur.

Pendant un an, il a fallu attendre, prendre son mal en patience et ruminer sa frustration. Mais ce vendredi, tout ça sera de l'histoire ancienne... ou presque. Du 11 juin jusqu'au 11 juillet, place au football, aux scènes de liesse (limitées et masquées) que seul ce sport procure. Le coup d'envoi de l'Euro, reporté d'un an, est donc donné depuis le stade olympique de Rome. 

Le rideau se lèvera avec une cérémonie d'ouverture (20h35) qui fera la part belle à la technologie de pointe, avant qu'Italiens et Turcs ne lancent la compétition (deux moments à suivre en direct sur TF1 et en live commenté sur LCI.fr). Cette édition se révèle particulière à plus d'un titre, évidemment. 

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Car elle vient, en ce début d'été, marquer aussi la fin en pente douce d'une épidémie qui a mis le monde sur pause. Les indicateurs baissent à peu près partout sur le Vieux-Continent, la campagne de vaccination suit son cours (même si l'OMS a lancé un avertissement aux responsables) et les salles de sports ont enfin rouvert après huit mois d'arrêt, laissant entrevoir des jours meilleurs. Et quoi de mieux pour accompagner l'embellie, que des après-midi et des soirées de football (les matches sont diffusés à 15h, 18h ou 21h)  ? 

D'autant plus que des fans-zones doivent faire leur retour afin de permettre les regroupements.  En France, elles doivent être installées "dans des espaces dédiés, ou à défaut, dans des zones de faible densité de passage, afin d’éviter le croisement avec d’autres publics". Un certificat de vaccination sera demandé pour accéder à une fan zone au-delà de 1 000 personnes, dans le respect par ailleurs des jauges limites (soit 5 000 personnes du 9 au 30 juin), précise le protocole publié sur le site du ministère des Sports. Le port du masque y est "obligatoire pour toutes les personnes dès 11 ans et fortement recommandé à partir de 6 ans, et ce, dès les points d’entrée de la zone et à l’intérieur". 

Un format inédit pour les 60 ans de la compétition

Dès 2012, Michel Platini, alors patron de l'UEFA, en avait fait le vœu : pour fêter les 60 ans de la compétition, l'Euro allait se décliner partout sur le Vieux-Continent. Dans un premier temps, ce devait être treize villes dans treize pays puis Bruxelles (Belgique) a été recalée. En raison de la pandémie, Bilbao et Dublin perdaient à leur tour leurs événements, les matches prévus se retrouvaient transférés à Séville et ceux programmés  à Dublin auront finalement lieu à Saint-Pétersbourg et Londres. 

Pour terminer, ce sont donc onze villes disséminées dans onze pays qui accueillent l'Euro, obligeant parfois à jongler avec les protocoles et les incertitudes. À titre d'exemple, l'ambiance ne sera pas la même qu'on soit à Munich (jauge à 22%, 14.000 spectateurs) ou à Budapest où la jauge est à 100%, soit 68.000 spectateurs, les deux stades qui accueilleront, le 15 juin et le 19 juin nos Bleus. Un sacré casse-tête pour les supporters.

Le rêve bleu d'un doublé

"Jusqu'au bout hein !" En visite - traditionnelle avant une compétition - au QG tricolore de Clairefontaine, Emmanuel Macron a fait part de son souhait aux principaux intéressés. Le doigt sur la couture du survêt' ou presque, Griezmann a assuré qu'ils allaient essayer. Et avec leur 2e étoile brodée sur le maillot en 2018, les Bleus font naturellement figure de favoris. De "super favoris" même, se risqueront certains (au premier rang desquels Arsène Wenger ou José Mourinho). 

Il faut bie reconnaitre que les attentes paraissent légitimes. Sans même les deux dernières sorties de la bande à Deschamps, elles l'auraient été. Parce que le groupe champion du monde est quasi intact, et que rien, depuis la finale en Russie, n'est venu assombrir la dynamique ou plomber le climat. Le retour de Karim Benzema, et son attitude irréprochable face aux Gallois (3-0) et aux Bulgares (3-0), ne font que renforcer l'envie de croire à ce doublé Mondial-Euro, qu'avaient réussi avant eux ceux de "France 98". 

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La France ultra favori pour Mourinho ? La réponse de Didier Deschamps

Mais attention, si Didier Deschamps, qui en était, assume le statut de favori ("Ce n’est pas une pression, c’est une réalité, on ne va pas fuir le débat : la France fait partie des favoris pour cet Euro", avait-il concédé sur Téléfoot), il sait aussi que le trophée Henri-Delaunay ne se donne pas si facilement. Peut-être encore plus difficilement que la Coupe du monde... 

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