OM-PSG : après les incidents, jusqu'à deux ans de prison ferme et des interdictions de stade

OM-PSG : après les incidents, jusqu'à deux ans de prison ferme et des interdictions de stade

SANCTIONS - La justice a prononcé les premières peines contre les responsables des débordements en marge du choc OM-PSG (0-0), dimanche 24 octobre. Elles vont de simples amendes à deux ans de prison ferme, toutes assorties d'une interdiction de stade d'un an.

La justice est déjà passée. Moins de 48 heures, après les incidents survenus à Marseille, à l'occasion du "Classique" entre l'OM et le PSG (0-0), dimanche 24 octobre, les premières peines sont tombées. En marge de la rencontre, 21 personnes avaient été interpellées et neuf policiers blessés. Un commissaire, à la tête du service d'ordre public, avait été plus sérieusement touché, au point de devoir être transporté à l'hôpital après avoir reçu un projectile au visage.

Dix-sept individus, placés en garde à vue, ont été poursuivis notamment pour jets de projectiles, détention de fumigènes et violences à l'encontre de personnes dépositaires de l'autorité publique. Cinq prévenus, qui ont reconnu leur participation aux incidents, ont été jugés dès lundi 25 octobre. Trois ont été condamnés à des peines allant de quatre mois avec sursis à deux ans ferme et les deux autres à des peines d'amende. Toutes ces décisions ont été assorties d'une interdiction de stade pendant un an, avec l'obligation de pointer au commissariat à l'heure du match, a précisé le parquet de Marseille. 

"On ne peut plus accepter ça"

Parmi les autres prévenus, un homme de 42 ans, originaire de l'Essonne et membre des Winners, est passé en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Marseille. Relaxé pour des faits d'outrage, il a écopé, en revanche, de six mois détention à domicile, avec bracelet électronique, pour rébellion. Il s'est aussi vu signifier une interdiction de stade.  "Mon client avait son billet, mais il s'est retrouvé au mauvais moment au mauvais endroit", a plaidé son avocat Me Arnaud Ibanez.

Quatre autres prévenus ont bénéficié d'une procédure alternative aux poursuites avec une obligation de suivre un stage de citoyenneté et trois rappels à la loi. Cela concerne notamment pour le jeune spectateur qui a pénétré sur la pelouse, en courant derrière Lionel Messi. Il a été laissé libre à l'issue de sa garde à vue. Un autre doit être jugé ce mercredi en comparution immédiate, trois autres seront convoqués ultérieurement et deux ont bénéficié d'un classement sans suite. 

Lire aussi

Au coup de sifflet final, le capitaine phocéen Dimitri Payet, remonté contre les jets de projectiles, avait appelé à la plus grande fermeté. "J'ai vu des bouteilles, des chargeurs, des briquets. Des choses que j'ai déjà vues contre moi, donc je sais ce que c'est...", avait-il déclaré depuis les coursives du Vélodrome. "Je l'ai déjà dit et je le redis, il faudra des sanctions et de vraies sanctions, pas des sanctions comme on a eu. (...) On ne peut plus accepter ça, on ne peut plus attendre que quelqu'un soit blessé."

Sur le même sujet

Les articles les plus lus

Covid-19 : que sait-on des symptômes du variant Omicron ?

EN DIRECT - Covid-19 : "une dizaine" de cas possibles du variant Omicron en cours d'analyse en France

EN DIRECT - Crise des migrants : un avion de Frontex va surveiller la Manche "jour et nuit" à compter de mercredi

"Dites à vos copains non vaccinés qu’ils commencent à nous saouler" : la charge de Patrick Bruel en plein concert

Affaire Hulot : Matthieu Orphelin, porte-parole de Yannick Jadot, "mis en retrait" de la campagne d'EELV

Lire et commenter
LE SAVIEZ-VOUS ?

Logo LCI défend l'ambition d'une information gratuite, vérifiée et accessible à tous grace aux revenus de la publicité .

Pour nous aider à maintenir ce service gratuit vous pouvez "modifier votre choix" et accepter tous les cookies.