Mise à pied d'André Villas-Boas : l'OM se heurte à sa réalité pour l'après-"AVB"

L'entraîneur André Villas-Boas a été mis à pied par l'OM, après avoir présenté sa démission.

FLOU TOTAL - Après le départ fracassant d'André Villas-Boas, l'OM se retrouve orphelin. Le club phocéen, en quête d'un grand nom pour prendre la suite du coach portugais, a essuyé des refus, l'obligeant à se tourner vers une solution en interne. Une réponse à la crise qui pourrait être amenée à être pérennisée sur la durée.

"Club au bord du chaos cherche entraîneur de renom". Voilà l'intitulé de la petite annonce que l'OM aurait pu passer dans La Provence, au lendemain de la conférence lunaire d'André Villas-Boas, au cours de laquelle il a annoncé sa démission. Le 16 janvier déjà, se sentant trahi après la défaite à domicile contre Nîmes (2-1), le coach portugais avait "mis son poste à disposition de la direction" phocéenne. Une vingtaine de jours plus tard, le Lusitanien, à bout de souffle, est allé au bout de sa démarche. Cette fois, ce sont, selon lui, des divergences sportives - le prêt de Nemanja Radonjic au Hertha Berlin, et surtout le recrutement d'Olivier Ntcham, un joueur qu'il avait pourtant recalé - qui l'ont convaincu à refermer le chapitre olympien.

"Je ne veux pas de l'argent, je veux seulement partir", a lâché un "AVB" agacé, bras croisés et visage fermé. "Le joueur qui est arrivé (Olivier Ntcham) n'était pas celui que je voulais. C'est un joueur où j'avais dit non (pour le recruter), qui n'était pas dans notre liste et je me suis réveillé ce matin (mardi) et il était arrivé ici. J'ai présenté ma démission car je ne suis pas d'accord avec la politique sportive." Dans les heures qui ont suivi, le board de l'OM a repris la main avec sa "mise à pied à titre conservatoire", ouvrant la voie à un licenciement pour "faute grave" de l'ancien coach du FC Porto. Cette procédure juridique permettrait au club d'assurer ses arrières et ne pas lui verser des indemnités, au cas où il viendrait, à terme, à réclamer son dû.

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Un intérim jusqu'à la fin de saison ?

Avant le coup de théâtre, survenu mardi 2 février, le directeur sportif Pablo Longoria s'était déjà mis en quête d'un entraîneur pour succéder au Portugais, arrivé il y a un an et demi sur le banc phocéen. Une recherche qui s'est accélérée, à la lumière des derniers rebondissements. En attendant de mettre un point final au dossier Villas-Boas, Marseille tape à toutes les portes pour trouver un entraîneur reconnu et qualifié, en mesure de mettre fin à l'une des séquences les plus folles et improbables de l'histoire de l'OM. Plusieurs grands noms ont été sondés, parmi lesquels Maurizio Sarri (ex-Juventus), Ernesto Valverde (ex-Barça), Lucien Favre (ex-Dortmund) ou encore Rafael Benitez, libre depuis son départ de Chine cet hiver. 

Pour l'heure, les premiers contacts se sont révélés infructueux. Les coachs approchés ne sont pas emballés par une arrivée en cours de saison. En effet, cela implique de devoir travailler dans des conditions loin d'être optimales, avec un collectif déjà formé, mais fracturé, sur lequel l'entraîneur n'a aucune marge de manœuvre. Par ailleurs, la situation actuelle sur le Vieux-Port ne donne pas nécessairement envie. Repoussé à treize points du podium, avec certes deux matchs en retard, l'OM est englué dans une crise sportive, symbolisée par la mauvaise entente entre Florian Thauvin et Dimitri Payet et ses répercussions néfastes sur le groupe. 

À cela s'ajoute un environnement volcanique, qui a conduit, samedi 30 janvier, à l'irruption d'une cinquantaine de personnes à la Commanderie, qu'ils ont mis à sac pour crier leur colère face à la gestion de leur club. Des événements qui ont écorné l'image de l'OM à l'étranger, où les médias n'ont rien manqué de ces graves incidents.

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Graves incidents à la Commanderie : le centre d'entraînement de l'OM envahi

Pris de court, à la veille du déplacement à Lens ce mercredi 3 février (à 21h), la direction phocéenne va, jusqu'à trouver chaussure à son pied, se rabattre sur une solution en interne. Franck Passi parti, après avoir longtemps servi de pompier à cet OM en crise, c'est à Nasser Larguet que va revenir cette charge. L'actuel directeur du centre de formation va être accompagné par le coach de l'équipe réserve Philippe Anziani. Retiré des terrains, après sa dernière expérience à Caen, Rolland Courbis s'est mis en disponibilité pour venir en aide au club, qu'il a entraîné entre 1997 et 1999. "Si c'est l'OM, pour filer un coup de main, pour un service, c'est sûr que je réfléchirai à deux fois. C'est le seul endroit qui me ferait réfléchir", a-t-il déclaré à RMC Sport. En attendant, le duo Larguet-Anziani va assurer l'intérim. Au moins pour un match, sans doute pour beaucoup plus.

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